WIRE — Le Gouvernement sénégalais a justifié l'ajustement des prix des carburants annoncés pour ce samedi 15 août par l'impact du conflit au Moyen-Orient, déclenché le 28 février 2026, sur les cours mondiaux du pétrole. Depuis le début de ce conflit, les prix internationaux du gasoil et du supercarburant ont respectivement bondi de 69 % et 61 %, poussant de nombreux pays — Côte d'Ivoire, Mali, Burkina Faso, Inde ou Chine — à relever leurs propres prix à la pompe. Le Sénégal affirme avoir tenu aussi longtemps que possible face à cette flambée. Depuis la baisse des prix décidée en décembre 2025, l'État aurait absorbée seul la hausse des cours mondiaux afin de préserver le pouvoir d'achat des ménages, un effort chiffré à plus de 245 milliards de F CFA de subventions depuis le début de l'année pour le seul secteur des carburants. Selon le Gouvernement, sans cet ajustement, environ 47 milliards de F CFA supplémentaires auraient dû être mobilisés sur le seul mois allant du 15 août au 12 septembre 2026. À défaut de correction, les subventions au secteur de l'énergie auraient atteint 1 069 milliards de F CFA sur l'ensemble de l'année 2026, contre 250 milliards initialement prévus dans le budget voté par l'Assemblée nationale — un écart présenté comme autant de ressources en moins pour l'école, la santé, l'agriculture et le soutien aux ménages vulnérables.

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