WIRE — À Yeumbeul Asecna, le divorce n'avait pas mis fin à la vie commune de B. Diacko, surnommée " mère Soya ", et M. Seck. Après plus de trente ans de mariage, les deux anciens époux avaient continué à vivre dans la même concession familiale, chacun dans une chambre distincte. Intervention policière à Yeumbeul Cette cohabitation a pris une tournure judiciaire après une intervention de la police, alertée par un renseignement faisant état d'un commerce présumé de produits cellulosiques impliquant " mère Soya ", qui aurait fourni du diluant à des mineurs. À leur arrivée dans le quartier, les policiers auraient rencontré quatre mineurs transportant des bouteilles de diluant, lesquels les auraient orientés vers la concession familiale. Les enquêteurs auraient également aperçu, à proximité de la maison, une personne en train de renifler un produit à l'aide d'un tissu imbibé. L'intervention aurait ensuite dégénéré à l'entrée du domicile. Selon l'enquête, M. Seck aurait tenté de s'opposer à l'accès des policiers. La fouille de la concession a permis, derrière du linge usagé, de découvrir une caisse contenant 13 bouteilles de diluant cellulosique, ainsi qu'une sacoche contenant de l'argent. À la barre du Tribunal de Pikine-Guédiawaye, " mère Soya " a rejeté toute implication dans la vente de drogue. Elle a expliqué que la sacoche appartenait à un certain Maguette, un jeune homme à qui elle avait confié deux charrettes et deux chevaux et qui aurait pris la fuite à l'arrivée des policiers. Accusations réciproques entre les époux Les déclarations faites lors de l'enquête préliminaire ont toutefois alimenté les débats. L'ancienne épouse aurait alors accusé son ex-mari de consommer du " guinz ", tandis que M. Seck l'aurait désignée comme étant impliquée dans la vente du produit. Les avocats de la défense ont notamment insisté sur le fait que les deux prévenus ne vivaient pas seuls dans la concession, où résidaient également leurs enfants, belles-filles et d'autres personnes. Ils ont estimé que la présence des produits dans la maison ne suffisait pas à établir leur responsabilité commune. M. Seck a été condamné à un mois de prison ferme et à 50 000 FCFA d'amende pour détention de drogue en vue d'usage. Quant à B. Diacko, " mère Soya ", elle a été reconnue coupable d'offres ou de cession de drogue et condamnée à deux ans de prison, selon L'Observateur
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