WIRE — OUROSSOGUI Moussa Bocar Thiam, la tentation Kiiraay La jeunesse de Me Moussa Bocar Thiam a tenu une assemblée générale, dans l'enceinte de la mairie pour réitérer son engagement à accompagner le maire dans la poursuite de son action à la tête de la commune de la commune pour un troisième mandat. Elle l'incite à rallier le nouveau parti présidentiel, Kiiraay. Il y avait une ambiance et une marée humaine vêtue de tee shirt blanc à l'effigie du maire Moussa Bocar Thiam, ce samedi, à l'hôtel de la ville. Cette assemblée générale convoquée par la jeune élite de l'ancien agent judiciaire de l'État a battu un record d'affluence. Une foule constituée en grande partie de femmes et de jeunes militants. Parmi les responsables présents figuraient notamment Alpha Bayla, Souleymane Thiam et Abou Sy, aux côtés de plusieurs autres responsables et sympathisants. Installé à la tribune, Malick Ndiaye, jeune cadre et chef de centre de la SDER de Ourossogui, a affiché sa détermination à soutenir le maire. Il a promis de se mobiliser pour lui permettre de briguer un troisième mandat à la tête de la commune. Au-delà de son soutien au maire et en marge de l'assemblée générale, l'un des principaux messages du chef de centre porte sur l'avenir politique de Me Moussa Bocar Thiam. Pour lui, le maire de Ourossogui doit désormais se rapprocher du nouveau parti Kiiraay, la nouvelle force politique autour du président de la République, Bassirou Diomaye Faye. " Le maire doit rejoindre le camp de Kiiraay pour l'intérêt supérieur de la ville de Ourossogui ", a notamment défendu Malick Ndiaye, estimant que la collaboration avec le président de la République représente " la meilleure garantie " pour voir les projets de la commune se concrétiser. Le contexte du ralliement de Me Sally Mamadou Thiam Cette assemblée générale intervient quelques jours seulement après le ralliement officiel de Me Sally Mamadou Thiam, adjoint au maire de Ourossogui, au parti Kiiraay. Ce changement de position politique intervient dans un contexte de recomposition du paysage politique local, notamment dans la région de Matam, longtemps considéré comme l'un des bastions électoraux de l'Alliance pour la République (APR). Ainsi, le départ de l'adjoint au maire vers Kiiraay alimente naturellement les spéculations sur l'avenir politique de Me Moussa Bocar Thiam, ancien ministre de la Communication et responsable de l'APR. Le maire de Ourossogui, actuellement hors du pays, est de plus en plus sollicité par ses militants qui souhaitent le voir clarifier sa position dans cette nouvelle configuration politique. Mais Me Moussa Bocar Thiam maintient pour le moment sa ligne politique et ne semble pas vouloir annoncer un quelconque ralliement. " Je précise que je suis le secrétaire national à la communication de l'APR et coordonnateur du pôle porte-parolat. Ma ligne est simple : je suis et reste membre de l'APR. Nous pouvons mettre nos compétences au service du pays, mais tout rapprochement stratégique va se faire par les instances du parti. Le Fouta, bastion de l'APR, le restera pendant encore longtemps ", a-t-il déclaré. Moussa Bocar Thiam : " Je suis et reste membre de l'APR " Une déclaration qui ferme, à première vue, la porte à un départ individuel de l'APR, tout en laissant ouverte la possibilité d'un rapprochement décidé dans un cadre plus large et selon les orientations des instances du parti. Selon certaines indiscrétions, il serait à l'écoute de son mentor politique, l'honorable député, maire des agnams, Farba Ngom. La région de Matam est en train de connaître une nouvelle dynamique politique avec le ralliement plusieurs maires au parti Kiiraay. Une tendance qui roderait autour de la ville carrefour où d'un côté, des responsables locaux favorables au maire plaident ouvertement pour un rapprochement avec le pouvoir en place, au nom des intérêts de la commune. De l'autre, Me Moussa Bocar Thiam continue d'affirmer son appartenance à l'APR. Pour l'heure, le nouveau parti Kiiraay compte déjà des leaders dans la ville de Ourossogui : Alassane Thiam, responsable régional de l'ex Awalé de Abdourahmane Diouf et Me Sally Mamadou Thiam de l'ex Nouveau Sogui, sans oublier Djiby Nalla Sy et son mouvement Jikké Bamtaaré qui posent des conditions avant de rallier. En résumé, la bataille politique ne fait que commencer à Ourossogui. Djibril Bâ (Matam). Section:politique
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