WIRE — L'ouverture de la première session extraordinaire de l'Assemblée nationale, lundi, a été marquée par un absentéisme remarqué dans les rangs des parlementaires. Sur 165 députés que compte l'hémicycle, seuls 104 étaient présents à l'appel — un chiffre qui a suffi à atteindre le quorum requis, mais qui a aussitôt relancé le débat récurrent sur la présence des élus dans l'enceinte du Parlement. Si certains observateurs et acteurs politiques ont vu dans ce taux d'absence un signal inquiétant, du côté du groupe parlementaire Pastef, on tempère. Le député Amadou Ba a tenu à apporter des précisions sur la situation propre à sa formation, majoritaire à l'Assemblée nationale. Une lecture différente des chiffres Selon Amadou Ba, le chiffre global d'absentéisme constaté lundi ne doit pas être interprété comme un désengagement du groupe Pastef. Il soutient que, sur les 130 députés que compte le groupe parlementaire, 104 étaient effectivement présents dans l'hémicycle au moment de l'ouverture de la session. Quant aux 19 autres, ils n'étaient pas absents sans raison : ils ont, selon lui, transmis des " excuses légitimes acceptées ". Autrement dit, pour le parlementaire, la quasi-totalité des absences relevées au sein de son groupe seraient justifiées et validées, loin de l'image d'un hémicycle déserté que pourrait laisser croire le chiffre brut de 104 présents sur 165 parlementaires toutes formations confondues. Au-delà de la question de l'assiduité, Amadou Ba a également tenu à donner le ton du calendrier parlementaire à venir. Selon lui, le groupe Pastef a d'ores et déjà acté qu'il n'y aura pas de vacances parlementaires cette année, compte tenu des urgences législatives et politiques du moment.

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