WIRE — En ouvrant, ce lundi 10 août, la première session extraordinaire de l'année législative 2026-2027, le président de l'Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a anticipé les critiques sur la légalité des six commissions d'enquête parlementairess inscrites à l'ordre du jour, dont certaines touchent à des dossiers particulièrement sensibles. Devant les députés, il a d'abord rappelé le cadre juridique qui encadre désormais ce type d'initiative : " La loi dit que l'Assemblée nationale ne peut pas ouvrir une commission parlementaire sur un dossier qui est en justice ", a-t-il déclaré, avant de préciser avoir personnellement vérifié cette conformité auprès du garde des Sceaux. " Quand j'ai écrit au ministre de la Justice pour lui demander, il m'a répondu la semaine passée, que, sur les cinq dossiers, aucun n'a un dossier judiciaire en cours, hormis un qui portait sur le foncier aux alentours de l'ancien aéroport de Dakar ", a-t-il ajouté. Cette mise au point intervient alors que l'ordre du jour de la session, limitée à quinze jours par la loi organique n° 2025-11 du 18 août 2025, prévoit l'examen de onze textes au total : deux propositions de loi, trois projets de loi et six demandes de création de commissions d'enquête parlementaires. Parmi les sujets visés figurent la gestion du foncier autour de l'ancien aéroport de Dakar, le programme " Un étudiant, un ordinateur ", les abandons de recettes et exonérations fiscales, ainsi que les conditions de délivrance des licences de pêche.
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