WIRE — La demande de dissolution de l'Assemblée nationale, jusque-là portée en creux par le camp présidentiel, trouve désormais un relais de poids venu de la société civile politique. Invité de RFM, Barthélémy Dias est monté au créneau contre Ousmane Sonko et la majorité parlementaire, qualifiant la situation actuelle de l'Hémicycle de " cirque ". Une sortie qui vient conforter, sur le fond, la ligne défendue depuis plusieurs semaines par les partisans de Bassirou Diomaye Faye. Pour l'ancien maire de Dakar, les tensions qui minent l'Assemblée nationale ne peuvent plus durer. Il estime que la seule issue crédible est de mettre fin au mandat de l'actuelle législature et de retourner devant les électeurs. En réclamant explicitement la dissolution de l'Assemblée nationale, Barthélémy Dias rejoint ainsi une position qui, jusqu'ici, restait principalement portée par des figures proches du président de la République — et notamment par Ousmane Sonko lui-même, qui avait dit souhaiter cette dissolution tout en promettant d'y remporter une nouvelle victoire électorale. La différence est de taille : venant d'un acteur extérieur au duel direct entre les deux hommes, cet appel donne à la revendication un poids politique renforcé, moins suspect de calcul partisan immédiat. Au-delà de la crise parlementaire, l'ancien édile a également interpellé le chef de l'État sur la tenue des prochaines élections locales, qu'il considère comme inscrites dans le calendrier républicain et ne pouvant souffrir d'aucun report. Selon lui, il revient à Bassirou Diomaye Faye de prendre toutes les dispositions nécessaires pour que les Sénégalais puissent, sans délai, choisir leurs représentants locaux — une exigence qui, loin de fragiliser la présidence, la place en position d'arbitre du calendrier institutionnel plutôt qu'en partie prenante de la crise parlementaire. Cette nouvelle charge s'inscrit dans un climat de fortes tensions institutionnelles, où les appels à sortir de l'impasse se multiplient. En mai dernier déjà, le fondateur d'Afrikajom Center, Alioune Tine, avait mis en garde contre une véritable " guérilla " parlementaire et appelé à une mobilisation citoyenne pacifique. Deux mois plus tard, c'est donc au tour de Barthélémy Dias d'ajouter sa voix à ce constat partagé — renforçant, dans les faits, la position du président de la République face à une Assemblée nationale de plus en plus contestée jusque dans la société civile.
"We aggregate wires to encourage regional discovery, sending readers directly back to the original source to explore full coverage."
This is a normalized overview of the breaking feed event. The complete, official release detailing all points, background context, and statements remains hosted by the original publisher.