WIRE — C'est sur le terrain électoral qu'Ousmane Sonko a porté, ces derniers jours, son attaque la plus lourde contre le pouvoir. Le leader de Pastef accuse certaines institutions de pouvoir être utilisées pour " manigancer les élections ", filtrer les candidatures et, in fine, empêcher le peuple de choisir librement ses représentants. " En démocratie, c'est le seul peuple qui est souverain, pas les institutions ", a-t-il martelé, avant d'affirmer que certains responsables chercheraient à instrumentaliser ces mêmes institutions dans une perspective électorale. Ousmane Sonko a appelé ses militants à la retenue plutôt qu'à la confrontation. " Je sais beaucoup de choses. C'est pour cela que je vous demande d'être calmes, sereins et intelligents, de ne pas répondre à la provocation ", a-t-il lancé, se posant en garant de la discipline du parti face à une éventuelle tentative de déstabilisation. L'ancien Premier ministre n'a toutefois rien perdu de son appétit électoral. Il a d'ores et déjà fixé son cap sur les élections locales, prévenant : " S'ils organisent les locales en janvier 2027, on les corrigera. " Il est allé plus loin, affichant ouvertement son souhait de voir l'Assemblée nationale dissoute, dans la perspective de législatives anticipées qu'il assure vouloir remporter largement. " Mon plus grand souhait, c'est la dissolution de l'Assemblée nationale. Il sera lamentablement battu aux élections législatives ", a-t-il déclaré.
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