WIRE — Interrogée par BBC News Afrique sur l'état d'avancement des dossiers de lutte contre la corruption et de reddition des comptes, deux engagements majeurs du président Bassirou Diomaye Faye, Aminata Touré a livré une analyse à la fois politique et personnelle de ce chantier emblématique du nouveau pouvoir. À la question de savoir où en sont les principaux dossiers de reddition des comptes, la réponse d'Aminata Touré est claire : le relais a désormais été passé à l'institution judiciaire. " Les dossiers sont aujourd'hui entre les mains de la justice ", a-t-elle affirmé, avant de rappeler la dimension profondément personnelle de cet engagement pour le chef de l'État. " Les dossiers sont aujourd'hui entre les mains de la justice " Selon elle, cette conviction trouve sa source dans le propre parcours de Bassirou Diomaye Faye, qui a lui-même connu l'incarcération avant son accession au pouvoir. " Cette question est une conviction profonde du président Bassirou Diomaye Faye, qui a lui-même été victime d'une injustice. Il a passé onze mois en prison et nous avons entamé la campagne présidentielle alors qu'il était encore détenu, simplement pour avoir publié deux phrases sur son compte Facebook ", a-t-elle rappelé. Pour Aminata Touré, les procédures judiciaires suivent désormais leur cours normal, dans le respect des prérogatives des magistrats. " Les procédures suivent désormais leur cours normal. Les magistrats examineront les dossiers et rendront leurs décisions conformément à la loi ", a-t-elle précisé, plaçant ainsi la question sur le terrain strictement judiciaire plutôt que politique. Au-delà du traitement judiciaire des dossiers en cours, Aminata Touré a également livré une réflexion plus large sur la manière dont le Sénégal appréhende, selon elle, la lutte contre la corruption. Elle plaide pour une approche moins spectaculaire et davantage institutionnalisée de cette exigence. " Je pense qu'au Sénégal, nous avons parfois donné une dimension trop spectaculaire à la lutte contre la corruption. Pour moi, la reddition des comptes devrait être une pratique normale de gouvernance ", a-t-elle expliqué. Concrètement, elle appelle à une généralisation et une régularité accrue des contrôles au sein de l'administration publique. " Les audits devraient être réguliers, voire annuels, dans l'ensemble des administrations publiques. Il ne faut pas considérer qu'un audit est dirigé contre une personne : il s'agit simplement d'une exigence normale de bonne gouvernance ", a-t-elle insisté.
"We aggregate wires to encourage regional discovery, sending readers directly back to the original source to explore full coverage."
This is a normalized overview of the breaking feed event. The complete, official release detailing all points, background context, and statements remains hosted by the original publisher.