WIRE — Après la séquence de Touba qui avait enflammé les réseaux sociaux, la ministre des Pêches et de l'Économie maritime, Amy Mara Dièye, s'est de nouveau retrouvée sous le feu des critiques pour sa prise de parole, cette fois lors d'une visite dans sa région natale de Kaolack. Reçue dans un centre religieux de la ville, la ministre a d'abord tenu à remercier son hôte, un guide qu'elle a appelé " docteur monseigneur ", avant d'exposer l'objet de sa visite. Elle a expliqué être venue à la fois " en tant que fille de Kaolack " et comme porte-parole du chef de l'État, en transmettant les salutations du président Bassirou Diomaye Faye, de son Premier ministre et de l'ensemble du gouvernement. Mesdames et Messieurs Amy Mara a un niveau catastrophique faut vraiment le dire… Vraiment c'est une honte d'avoir un ministre avec un tel niveau de français. Incroyable ????????♂️????????♂️???????? https://t.co/JuLuGnkIvi pic.twitter.com/vyd3BPBthv — Mamadou Kane???????? (@mamadoukanny) August 7, 2026 Amy Mara a indiqué que le président " demande de prier pour le Sénégal ", précisant qu'il œuvre pour " accompagner les Sénégalais " et mettre en œuvre sa vision au bénéfice du pays.. Elle s'est également dite reconnaissante d'avoir été choisie parmi les " 18 millions de Sénégalais " pour intégrer un gouvernement qui ne compte, selon elle, que 31 ministres — dont près de cinq originaires de la région de Kaolack. C'est toutefois la suite de son propos qui a suscité le plus de commentaires : la ministre a sollicité l'assistance religieuse non seulement pour la réussite du président dans l'exercice de ses fonctions, mais aussi pour l'obtention d'" un autre mandat en 2029 " — une sortie que plusieurs observateurs ont jugée déplacée pour un membre du gouvernement s'exprimant dans le cadre d'une visite officielle. Une nouvelle sortie qui alimente la controverse Cette séquence intervient quelques semaines seulement après la polémique déclenchée par sa visite au marché aux poissons de Touba, où ses hésitations et approximations grammaticales avaient été largement moquées sur les réseaux sociaux. Nommée le 1er juin 2026 à la tête du ministère des Pêches en remplacement de Fatou Diouf, l'économiste de formation avait déjà vu son style oratoire scruté de près par l'opinion publique. Pour ses soutiens, l'accent mis sur la forme occulterait l'essentiel : son expertise technique, saluée lors de sa nomination. Ses détracteurs, eux, estiment qu'un membre du gouvernement doit répondre à des exigences de clarté et de retenue dans sa communication publique — d'autant plus lorsqu'il s'agit, comme à Kaolack, de mêler visite officielle et vœux de reconduction électorale pour le chef de l'État.
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