WIRE — Elle s'appelait Ndèye Amy Dione. Elle avait 29 ans. Et jusqu'à son dernier souffle, elle a porté une accusation qui pèse aujourd'hui de tout son poids sur une enquête de gendarmerie ouverte à Touba. Venue de Thiès avec son mari pour vivre le Magal, commémoré dimanche dernier, la jeune femme se portait bien à son arrivée dans la cité religieuse. Rien ne laissait présager le drame. Mais mardi, tout bascule : : des maux de ventre soudains, puis des vomissements décrits comme atroces. Évacuée en urgence, Ndèye Amy Dione ne survivra pas. Accusation d'empoisonnement de Ndèye Amy Dione C'est sur son lit d'hôpital, dans ses derniers instants, qu'elle livre une version bouleversante des faits. Selon le récit de Libération, qui a révélé cette affaire, elle affirme avoir été empoisonnée et désigne un membre de sa belle-famille comme responsable. Un mobile est évoqué : un différend financier opposant ce dernier à son mari. Convaincu, selon elle, qu'elle serait à l'origine de la brouille : entre les deux hommes, le suspect — dont l'identité n'a pas été révélée — aurait ainsi voulu se venger. Des mots graves, prononcés dans la douleur, quelques heures avant de mourir. La gendarmerie de Touba a aussitôt ouvert une enquête. D'après Libération, plusieurs membres de la belle-famille de la victime ont été entendus dès mercredi, jusque tard dans la soirée. Le corps de Ndèye Amy Dione a, par ailleurs, été transféré à Dakar pour y subir une autopsie. Ses résultats seront déterminants pour établir la vérité sur cette mort aussi soudaine que troublante, survenue au cœur du Magal.
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