WIRE — APRÈS LE BILAN DES ACCIDENTS DU MAGAL Les Jakartamen paient un lourd tribut Le bilan est lourd à l'issue du Magal de Touba, notamment chez les conducteurs de deux-roues. Des statistiques officielles font état de motos Jakarta impliquées dans 183 des 278 accidents de la circulation. Sept conducteurs de moto-taxi, dont deux ne portaient pas de casque, ont péri dans ces accidents. Les Jakartamen de Kaolack expriment leur regret et appellent au port systématique du casque de sécurité ainsi qu'à une vaste campagne de sensibilisation au respect du Code de la route. Des chiffres officiels font état de plusieurs morts dans des accidents de la circulation impliquant des conducteurs de motos Jakarta sur les routes du Magal de Touba. Parmi eux, certains ont commis l'erreur de ne pas respecter l'obligation du port du casque de sécurité. Fort de ce constat regrettable, des voix s'élèvent au sein des organisations de conducteurs de deux-roues pour remettre au goût du jour le slogan : " Sama casque, sama sécurité ". Ce slogan rappelle aux Jakartamen l'obligation de porter un casque afin de se prémunir des dangers liés aux accidents de la route, qui font de nombreuses victimes sur les routes. Selon Ndireu Diop, président du Regroupement des conducteurs de motos-taxis de Kaolack, qui s'exprime avec amertume, " les casques ne sont pas des objets destinés à être posés sur les motos ; ils doivent être portés par les Jakartamen ". C'est, à son avis, à travers cette attitude que leur vie pourra être préservée. Très affecté par ces drames, Ndireu Diop insiste sur le slogan tant repris, " Sama casque, sama sécurité ", qui doit, selon lui, être traduit dans les faits et non rester un simple slogan. Il appelle ainsi ses camarades à se munir systématiquement de leur casque afin de préserver leur vie en cas d'accident. " On peut remplacer tous les membres du corps humain et bien d'autres parties, mais pas une tête ", a-t-il souligné, appelant dans la foulée à davantage de vigilance sur les routes. Sur le volet de la sensibilisation, même si, selon lui, les organisations de conducteurs de deux-roues s'investissent pleinement, il estime que les autorités devraient également jouer leur partition à travers des structures comme l'ANASER. Selon lui, " cette structure étatique ne s'active généralement que pendant les périodes des grands événements religieux, comme les Gamou et le Magal, alors que l'État l'a dotée d'importants moyens financiers et matériels qui devraient lui permettre d'être active tout au long de l'année et d'être plus proche des Jakartamen comme des automobilistes ". Il dit beaucoup compter sur l'appui des autorités, dont les campagnes de sensibilisation peuvent toucher un public beaucoup plus large, contrairement aux organisations de conducteurs de motos-taxis, dont la portée demeure très limitée faute de moyens financiers et matériels. À ses yeux, un partenariat entre les Jakartamen et les autorités serait très utile pour mener une campagne de sensibilisation plus efficace. Très attaché au port du casque de sécurité, M. Diop a également plaidé pour sa généralisation. " De la même manière que se laver les mains est le premier geste à accomplir avant de manger, le conducteur de deux-roues doit, avant même de démarrer son moteur, mettre son casque de sécurité ", explique-t-il. Tout en rappelant que le casque n'est pas destiné à satisfaire les forces de l'ordre qui en exigent le port, mais avant tout à protéger les Jakartamen eux-mêmes. Bachir KANE Section:social
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