WIRE — Lors d'une émission dénommée " La Matinale ", le PCA de l'APIX-SA, Lansana Gagny Sakho, est revenu sur son compagnonnage avec Ousmane Sonko avec une " once de regret ", notamment sur le plan économique. " Moi, comme beaucoup de Sénégalais, j'étais tellement engagé dans le programme de Pastef, qui a été présenté par Pastef. Ma vision des choses n'a jamais changé, surtout sur ce plan : il faut mettre les bonnes personnes à leur place, avoir une gouvernance vertueuse et une justice autonome. Je n'ai pas suivi un homme, j'ai suivi un projet [...]. Ce projet, tel qu'il a été présenté et mis en œuvre, n'est pas bon. Je suis une personne qui a du bon sens. Je sais ce qui est mauvais et ce qui ne l'est pas. Ce mur est noir. Tu ne vas pas me dire qu'il est blanc parce que tu t'appelles Ousmane Sonko et que je vais accepter qu'il est blanc. Je ne renie absolument rien de ce que j'ai dit ni de ce que j'avais fait auparavant. J'aurais fait exactement la même chose. Par contre, si je savais que j'allais tomber sur une attitude comme ça, qui allait plomber le pays sur le plan économique, je ne l'aurais jamais suivi. Je ne regrette pas d'avoir participé au changement de régime, mais ce que je regrette fortement, c'est la situation économique de notre pays aujourd'hui. " Revenant toujours sur la situation économique du pays, Lansana G. Sakho a renchéri : " On a beaucoup reculé... Il y a une polémique qui est née sur les investissements directs étrangers, vous l'avez tous vue passer. On est passé de la première place en Afrique de l'Ouest à la quatorzième [...]. L'autre élément que nous n'avons pas aujourd'hui, c'est que les investisseurs ont peur. C'est un élément qui plombe aujourd'hui l'attractivité du Sénégal, que l'on ne mesure pas et que l'on ne peut pas améliorer [...]. " Et d'ajouter en ces termes : " On n'aura pas d'investisseur avant 2029. Il y a cet élément que l'on appelle Ousmane Sonko, encore lui, mais c'est de l'incertitude. Quand vous cassez des contrats qui sont déjà établis... On peut renégocier, mais quand on renégocie, on n'a pas besoin de venir le dire à la télévision. Quand vous cassez certains éléments qui sont déjà établis, quand vous faites peur aux investisseurs, quand le choix se fait entre un pays que l'on appelle le Sénégal, un pays que l'on appelle la Côte d'Ivoire, un autre pays que l'on appelle le Gabon, le Bénin..., ils se disent : "Écoutez, il faut que j'attende pour voir ce que les Sénégalais vont faire en 2029 avant de décider de venir ou pas" [...]. L'investisseur se demande : "Qu'est-ce qui va se passer en 2029 ?" C'est-à-dire qu'il faut que tous les Sénégalais le comprennent. " www.dakaractu.com

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