WIRE — Malgré la fin de l'épidémie d'Ebola déclarée par l'Ouganda selon les critères différents de ceux de l'OMS, le risque persiste tant que le virus continue de circuler dans les zones voisines de la RDC, a indiqué l'organisation mercredi. Le ministère de la Santé ougandais a déclaré mardi la fin de l'épidémie d'Ebola dans le pays : "l'Ouganda est exempt d'Ebola". Réaction de l'OMS face à la déclaration L'Organisation mondiale de la santé (OMS) "prend note" de cette annonce mais "cette déclaration ne signifie pas que le risque a disparu", a-t-elle indiqué à l'AFP. "Elle signifie que, selon l'évaluation du ministère, l'Ouganda n'a pas constaté de transmission locale en cours", a ajouté l'OMS. Selon l'organisation, "l'Ouganda reste exposé à un risque tant que la transmission se poursuit dans les régions voisines de la RDC (République démocratique du Congo)". L'OMS souligne également que les critères utilisés par l'Ouganda pour déclarer la fin de l'épidémie sont différents des siens. "Le ministère ougandais de la Santé a annoncé que la fin de l'épidémie était fondée sur le fait que 42 jours se sont écoulés depuis que le dernier cas confirmé de transmission locale a quitté l'hôpital le 16 juin 2026", a expliqué l'organisation. Mais la recommandation standard de l'OMS prévoit un délai de 42 jours à compter de la date de la dernière exposition potentielle au dernier cas, peu importe s'il s'agit d'un cas importé ou pas. Comme "le dernier cas importé en provenance de la RDC ayant quitté l'hôpital le 16 juillet 2026", l'OMS "va donc surveiller la situation pendant 42 jours à compter de cette date, à titre d'assurer que une mesure de précaution supplémentaire visant à qu'aucune chaîne de transmission n'a échappé à la surveillance". Et l'OMS ajoute : "L'essentiel est que l'Ouganda maintient une surveillance et un état de préparation renforcé, compte tenu de l'épidémie qui se poursuit en RDC et du risque de mouvements transfrontaliers". La RDC fait face à une flambée d'Ebola dans l'Est du pays, une région en proie à plus de 30 ans de conflits. Officiellement déclarée le 15 mai, cette 17e épidémie est provoquée par le virus Bundibugyo, contre lequel il n'existe ni vaccin ni traitement. Depuis, les autorités congolaises ont recensé 3.360 cas, dont 1.487 décès selon des chiffres rapportés par l'OMS. L'Ouganda a, de son côté, signalé 20 cas, dont deux décès. Ebola, qui se transmet par contact avec les fluides corporels et provoque une fièvre hémorragique, a tué plus de 15.000 personnes en Afrique au cours des 50 dernières années. L'épidémie la plus meurtrière en RDC avait fait près de 2.300 morts pour 3.500 malades recensés entre 2018 et 2020.

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