WIRE — AIBD SA   Le STDS rejette le plan social   Le Syndicat des travailleurs démocratiques du Sénégal (STDS) rejette le projet de plan social envisagé par la Direction générale de l'AIBD SA. Estimant que les difficultés de l'entreprise relèvent davantage de problèmes de gouvernance que d'un sureffectif, il exige l'organisation immédiate des élections des délégués du personnel, condition qu'il juge indispensable à l'ouverture d'un véritable dialogue social.   Le climat social se crispe à l'AIBD SA. Dans un communiqué rendu public, le Syndicat des travailleurs démocratiques du Sénégal (STDS) exprime son opposition " catégorique " au projet de plan social annoncé par la Direction générale de l'entreprise. Le syndicat considère cette mesure comme " injustifiée, inopportune et inacceptable ", aussi bien sur le plan social que du respect du dialogue entre la direction et les travailleurs. Pour le STDS, les difficultés auxquelles fait face AIBD SA ne sont pas la conséquence d'un sureffectif, mais plutôt de choix de gestion et de gouvernance. Faire supporter aux employés les conséquences de ces décisions constituerait, selon lui, " une profonde injustice ". Le syndicat revient également sur les conséquences de la fusion entre AIBD SA et les Aéroports du Sénégal (ADS), intervenue en 2021. Il souligne que deux conventions collectives continuent de coexister au sein de l'entreprise, l'une relevant du commerce et l'autre du transport aérien. Une situation qui, selon lui, entretient des disparités salariales entre des travailleurs exerçant au sein de la même structure et alimente un climat social déjà tendu. Pour corriger ces inégalités, le STDS affirme avoir sollicité, dès mai 2025, l'Inspection du travail et de la sécurité sociale de Thiès afin d'organiser les élections des délégués du personnel, prélude à des négociations devant aboutir à l'harmonisation des conditions de travail. Le report des élections dénoncé Selon le syndicat, une première date avait été fixée au 17 juin 2025, avant que l'administration ne refuse l'organisation du scrutin. Une nouvelle échéance, arrêtée au 27 juillet 2026 après concertation avec les organisations syndicales, aurait également été annulée quelques jours avant sa tenue. Le STDS reproche à la Direction générale d'avoir décidé unilatéralement de reporter ces élections en invoquant la préparation d'un plan social. Cette décision est jugée d'autant plus préoccupante que les derniers délégués du personnel ont été élus en 2018 et que leur mandat a expiré depuis 2021. " Aucun dialogue social sérieux ne peut exister sans représentants du personnel librement élus ", soutient le syndicat, qui estime qu'un plan social ne saurait être engagé dans ces conditions. Le STDS s'interroge par ailleurs sur la cohérence de la politique menée par la Direction générale. Alors qu'un plan social est annoncé depuis plusieurs mois, le syndicat affirme que des recrutements ont pourtant été effectués, notamment de nouveaux collaborateurs ainsi que plusieurs dizaines de stagiaires rémunérés. Il déplore également l'arrêt de nombreux projets depuis l'arrivée de l'actuelle direction générale et l'absence d'un cadre de concertation durable avec les organisations syndicales. Les difficultés actuelles de l'entreprise, insiste-t-il, ne peuvent être imputées aux travailleurs. Le STDS demande la suspension de toute procédure de réduction des effectifs et réclame l'organisation sans délai des élections des délégués du personnel. Il plaide également pour l'harmonisation des conventions collectives, l'ouverture de négociations en vue de la signature d'accords d'établissement et l'amélioration des conditions de travail. Le syndicat appelle en outre à la relance des projets actuellement à l'arrêt, à la réouverture de l'aéroport Léopold Sédar Senghor de Yoff aux vols commerciaux afin de renforcer les capacités du transport aérien national, ainsi qu'à la réouverture de l'aéroport de Saint-Louis et à la valorisation des plateformes aéroportuaires régionales. Enfin, le STDS invite les plus hautes autorités de l'État, le Conseil d'administration, le ministère de tutelle et l'Inspection du travail à prendre les mesures nécessaires pour rétablir un dialogue social conforme aux dispositions du Code du travail. Affirmant rester pleinement mobilisé, le syndicat prévient qu'il s'opposera, " par tous les moyens légaux et syndicaux ", à toute tentative d'imposer un plan social sans concertation préalable et sans représentants du personnel régulièrement élus. Section:social

"We aggregate wires to encourage regional discovery, sending readers directly back to the original source to explore full coverage."

This is a normalized overview of the breaking feed event. The complete, official release detailing all points, background context, and statements remains hosted by the original publisher.