WIRE — Le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé la dernière tranche de 371 millions de dollars du programme d'aide de 3 milliards de dollars accordé au Ghana. Le FMI a indiqué lundi que les résultats du Ghana dans le cadre du programme étaient "globalement satisfaisants", citant une amélioration de la performance budgétaire, des réserves de change plus élevées et des avancées dans la restructuration de la dette publique. Contexte de la demande d'aide Le Ghana s'est tourné vers le FMI en 2022 quand sa dette s'envolait, que l'inflation grimpait en flèche et que la monnaie plongeait, entraînant une crise dans ce pays riche en or et en cacao. Le programme de trois milliards de dollars avait été approuvé en mai 2023, avant l'élection du président John Mahama en décembre 2024. "La restructuration globale de la dette est en grande partie achevée et le risque de surendettement du Ghana est revenu à un niveau modéré", se félicite le directeur général adjoint du FMI, Bo Li, dans un communiqué. Le FMI a indiqué que la notation de risque de surendettement du Ghana avait été relevée après la signature d'accords d'allègement de la dette avec plus de la moitié de ses créanciers bilatéraux. Se poursuivent des négociations "de bonne foi" avec les créanciers commerciaux extérieurs, ajoute le FMI. Le fonds a précisé qu'il avait accordé une dérogation au Ghana après que la banque centrale a enfreint un objectif du programme en dépassant le plafond du crédit accordé à l'État et aux entités publiques. Le ministre des Finances, Cassiel Ato Forson, a assuré devant le Parlement ghanéen la semaine dernière qu'il s'agissait du seul indicateur de performance que le Ghana n'a pas respecté dans le cadre du programme. Progrès dans la stabilisation économique Pour son ministère, l'achèvement du programme reflète les progrès du pays dans le rétablissement de la stabilité économique, citant "la discipline budgétaire, la réduction de l'inflation, le renforcement des réserves extérieures" et d'autres "réformes clés". Le FMI a indiqué que le Ghana allait passer à un Instrument de coordination des politiques (PCI) non financier, un cadre qui soutient les réformes et renforce la crédibilité des politiques auprès des investisseurs sans fournir de financement.

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