WIRE — Un ancien ministre des Postes et Télécommunications en Guinée, Oyé Guilavogui, a été condamné par contumace lundi à six ans de prison pour corruption et enrichissement illicite au terme de son procès. M. Guilavogui, absent tout au long du procès, a été reconnu coupable des faits de "détournement de deniers publics, enrichissement illicite, corruption et blanchiment de capitaux", par la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), une juridiction anticorruption instituée par les militaires qui ont renversé le président Alpha Condé (2010-2021). Condamnation et sanctions applicables La CRIEF a décerné un mandat d'arrêt contre l'ancien ministre et a ordonné la confiscation de ses biens. En outre, il doit s'acquitter d'une amende de 2 milliards de francs guinéens (environ 200 000 euros) et doit payer 5 milliards (environ 500 000 euros) de dommages et intérêts à l'Etat guinéen. Le parquet avait requis dix ans d'emprisonnement et une amende de 50 milliards de francs guinéens. Oyé Guilavogui avait été autorisé par la CRIEF à quitter la Guinée en octobre 2023 pour recevoir des soins médicaux à l'étranger et n'est pas revenu depuis. Les militaires arrivés au pouvoir par un coup d'État avaient officiellement fait du combat contre la corruption, considérée comme endémique en Guinée, un de leurs combats proclamés. Depuis, le chef de la junte, Mamadi Doumbouya, a été élu président pour un mandat de sept ans le 28 décembre dernier en dépit de sa promesse de rendre le pouvoir à des civils au terme d'une période de transition.

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