WIRE — La formule " Sa fitna doufi nane niekh " — un homme belliqueux dont l'entreprise ne prospérera plus — prononcée par Bassirou Diomaye Faye lors du lancement de son parti Kiiraay, largement interprétée comme une pique adressée à Ousmane Sonko, ne passe pas auprès de nombreux militants de Pastef. Le député Amadou Ba est monté au créneau pour répliquer, en retournant l'accusation de " fitna " contre le chef de l'État lui-même. Dans une déclaration largement relayée, Amadou Ba a listé ce qu'il présente comme les deux véritables menaces pesant sur la stabilité et la bonne gouvernance du Sénégal. La première, qualifiée de " fitna économique ", consiste selon lui à confier la gestion publique à des personnalités accusées pendant quinze ans d'être des prédateurs économiques, tout en bloquant la reddition des comptes à l'encontre des bénéficiaires de la dette cachée, au profit de ce qu'il désigne comme de la transhumance politique. La seconde, qu'Amadou Ba qualifie de " fitna politique ", consisterait à subordonner le respect constitutionnel du calendrier électoral à des calculs favorables à une seule formation politique, à tenter d'éliminer des adversaires en les qualifiant de violents, à la manière selon lui de l'ancien régime, et à imposer aux victimes de la répression politique une réconciliation sans justice ni réparation.
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