WIRE — Comme annoncé plus tôt par SeneNews, l'ancien président sénégalais Macky Sall n'est plus le seul candidat africain en lice pour la succession d'António Guterres à la tête des Nations unies. Selon une lettre conjointe datée du 25 juillet 2026 et adressée aux États membres de l'organisation, l'Ouganda a officiellement présenté la candidature de l'ancien diplomate Olara Otunnu. Cette entrée en scène, survenue au lendemain d'une audition très remarquée de Macky Sall devant l'Assemblée générale, a suscité une vive réaction de Madiambal Diagne, proche de l'ancien chef de l'État sénégalais. Le journaliste et chroniqueur a dénoncé ce qu'il considère comme une manœuvre déloyale, évoquant un " mauvais coup tordu " qui, selon lui, choque jusque dans les milieux diplomatiques africains. Il a dénoncé l'arrivée de cette candidature ougandaise malgré ce qu'il a qualifié de belle prestation de Macky Sall à l'oral des candidats, concluant sur un constat amer : " L'Afrique se déchire. " Un concurrent au profil diplomatique étoffé Olara Otunnu n'est pas un inconnu du sérail onusien. L'Ougandais est un ancien représentant permanent de son pays auprès de l'ONU et ancien secrétaire général adjoint chargé des enfants et des conflits armés, fonction qu'il a occupée après avoir été représentant permanent de l'Ouganda auprès des Nations unies entre 1980 et 1985. Il a par ailleurs été ministre des Affaires étrangères de son pays et a présidé l'Académie internationale de la paix, devenue depuis l'Institut international de la paix. Son dossier de candidature met en avant l'étendue de son expérience, son sens politique et sa capacité à fédérer un consensus, des qualités que Kampala juge essentielles au poste de secrétaire général dans le contexte actuel. Cette candidature porte à sept le nombre de prétendants déclarés à la succession d'António Guterres, aux côtés notamment de Michelle Bachelet, Rafael Grossi et Rebeca Grynspan. Elle intervient alors que le poste de secrétaire général fait traditionnellement l'objet d'une rotation informelle entre grandes régions du monde, une règle non écrite qui pourrait cette fois favoriser une candidature latino-américaine ou caribéenne, fragilisant d'autant les chances des deux candidats africains. Le Conseil de sécurité doit entamer, le 30 juillet, une série de votes à huis clos pour départager l'ensemble des candidats, avant qu'un nom ne soit finalement recommandé à l'Assemblée générale.
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