WIRE — Un drame vient secouer le système éducatif guinéen. Mamadou Djouma Bah, un élève de terminale âgé de 17 ans, est mort en prison des suites de complications liées à la drépanocytose. Il avait été incarcéré pour fraude au baccalauréat, une sanction jugée disproportionnée par de nombreux observateurs, et qui a fini par tourner au drame. Atteint de drépanocytose, une maladie génétique qui nécessite un suivi médical régulier, l'adolescent n'aurait pas reçu les soins adaptés à son état durant sa détention. Ses conditions de santé se sont progressivement dégradées, jusqu'à lui être fatales. Dévasté, le père de la victime a confié à la BBC tenir les autorités responsables de la mort de son fils. Pour lui, deux éléments sont directement en cause : l'emprisonnement d'un lycéen pour une simple fraude à l'examen, et le manque de suivi médical dont il a souffert en détention. L'affaire suscite une vive émotion en Guinée Conakry. Elle relance le débat sur la proportionnalité des sanctions appliquées en milieu scolaire, mais aussi sur le respect du droit à la santé des personnes détenues, en particulier lorsqu'elles souffrent de pathologies chroniques nécessitant une prise en charge continue.

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