WIRE — Donald Trump souhaite que le président de la FIFA, Gianni Infantino, devienne le prochain secrétaire général des Nations unies, affirment des sources au Washington Post. Une proposition formulée alors que l'ONU se prépare à élire le successeur de l'actuel détenteur du poste, António Guterres. Avec l'organisation de la Coupe du monde en Amérique du Nord, la complicité entre Donald Trump et Gianni Infantino est apparue au grand jour. La compétition est désormais terminée, mais leur alliance perdure: le président des États-Unis a évoqué le nom de son ami pour succéder à António Guterres à la tête de l'ONU, dont le mandat s'achève le 31 décembre prochain. "Trump estime qu'Infantino est respecté dans le monde entier et reconnaît qu'il possède un talent particulier pour rassembler les gens", a déclaré une source proche de Donald Trump au Washington Post, tandis que le président des États-Unis qualifie les candidats actuellement déclarés de "nuls". Aucune information ne permet toutefois de savoir si le président de la FIFA serait intéressé par l'idée. L'envoyé spécial de Trump pour les partenariats mondiaux, Paolo Zampolli, qualifie déjà la proposition de "géniale", estimant qu'Infantino "ferait un excellent travail". "Aux Nations unies, il faut gérer 193 États membres. À la FIFA, il y en a plus de 200 [et] le palmarès exceptionnel de Gianni prouve qu'il sait comment diriger", ajoute-t-il. Débat télévisé attendu entre les six candidats dans la course à la tête de l'ONU Les six candidats officiels au poste de secrétaire général de l'ONU débattront jeudi dans la très symbolique salle de l'Assemblée générale, une semaine avant le début officiel du processus de sélection, crucial pour une organisation en pleine crise. Alors que la campagne, sans favori clair, peine à susciter un véritable enthousiasme, la Chilienne Michelle Bachelet, l'Équatorienne Maria Fernanda Espinosa, l'Argentin Rafael Grossi, la Costa-Ricaine Rebeca Grynspan, la Guyanienne Carolyn Rodrigues-Birkett et le Sénégalais Macky Sall répondront pendant 90 minutes aux questions des diplomates, employés de l'ONU et représentants de la société civile. "Cette discussion publique (...) offrira une rare occasion de découvrir les idées, les priorités et la vision des candidats à l'un des postes les plus importants au monde", a déclaré la présidente de l'Assemblée générale Annalena Baerbock. "Dans un monde extrêmement fragmenté, les Nations unies ont besoin non seulement d'un administrateur en chef exceptionnel qui adaptera l'organisation au XXIe siècle, mais aussi du leadership et de l'intégrité d'une personne disposée à défendre vigoureusement la charte de l'ONU et ses trois piliers (paix et sécurité, droits humains et développement, ndlr)", a-t-elle ajouté. Qui est le candidat favori? L'ONU fait face à une profonde crise financière et de confiance, accusée notamment par l'administration de Donald Trump de dépenser sans compter, en se dispersant, et sans résultat satisfaisant. Les Américains réclament ainsi un "retour" aux bases fondamentales, la paix et la sécurité, alors que d'autres États soulignent l'égale importance des deux autres piliers. Alors que les États-Unis et les quatre autres membres permanents du Conseil de sécurité (France, Royaume-Uni, Russie, Chine) peuvent se servir de leur veto lors de la sélection, les candidats doivent naviguer entre les exigences américaines et les lignes rouges d'autres États, pas toujours claires. Dans ce contexte, "la course semble manquer d'énergie", comparée à la campagne de 2016 "plus animée, avec plus de candidats et d'intrigues" avant le choix final d'Antonio Guterres, commente auprès de l'AFP Richard Gowan, analyste à l'International Crisis Group. "Cette fois, tout le monde est d'accord sur le fait que la course est d'une importance capitale pour l'avenir de l'ONU, mais la compétition elle-même reste prudente" et que les candidats veulent "éviter de froisser les États-Unis et d'autres puissances ayant le droit de veto", ajoute-t-il. Le 30 juillet, les 15 membres du Conseil de sécurité doivent à huis clos et anonymement se prononcer pour la première fois sur leur préférence parmi les candidats. Ce premier "vote indicatif" sera suivi d'un nombre non défini d'autres votes similaires jusqu'à ce qu'un candidat puisse réunir les 9 voix nécessaires sans aucun veto des cinq membres permanents. Le nom du candidat ainsi choisi sera alors transmis à l'Assemblée générale pour la nomination formelle du secrétaire général qui prendra ses fonctions le 1er janvier 2027. Plusieurs diplomates interrogés par l'AFP se sont montrés plutôt circonspects sur l'issue de la course, estimant que plusieurs capitales n'avaient pas encore fait leur choix. "J'ai l'impression que Grossi est toujours le plus fréquemment cité comme favori, mais il n'a pas verrouillé la course. D'autres candidats comme Grynspan et Rodrigues-Birkett ont aussi beaucoup d'admirateurs", note Richard Gowan, soulignant que la surprise pourrait encore venir d'un candidat encore pas déclaré. En vertu d'une tradition de rotation géographique pas toujours suivie, le poste est réclamé cette fois-ci par l'Amérique latine. De nombreux États plaident également pour qu'une femme occupe pour la première fois ce poste. www.dakaractu.com

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