WIRE — Le tribunal correctionnel de Dakar a rendu, ce 23 juillet 2026, son verdict dans l'affaire opposant Awa Baldé à l'homme d'affaires Aziz Ndiaye au sujet de la vente contestée d'un terrain de plus de 7 000 m² situé à Ngaparou. La juridiction a prononcé la prescription de l'action publique, mettant ainsi un terme aux poursuites pénales engagées dans ce dossier. Origine de l'affaire L'affaire trouve son origine dans une transaction remontant à 2018. Awa Baldé affirmait avoir conclu avec Aziz Ndiaye un accord d'un montant supérieur à 125 millions de FCFA, comprenant notamment la livraison d'une villa clé en main. Selon sa version, elle avait accepté que l'acte de vente mentionne un montant de 50 millions de FCFA à la demande de l'homme d'affaires afin de réduire les frais liés à l'opération. La plaignante soutenait n'avoir finalement perçu qu'environ 37 millions de FCFA et n'avoir jamais reçu la villa promise. Estimant avoir été lésée, elle avait déposé une plainte contre Aziz Ndiaye et Élimane Lam en décembre 2025. Après enquête de la Division des investigations criminelles (DIC), le dossier avait toutefois été classé sans suite par le Pool judiciaire financier. Awa Baldé avait alors choisi de saisir directement le tribunal correctionnel par voie de citation directe. À l'audience, Aziz Ndiaye a rejeté l'ensemble des accusations portées contre lui. Le dirigeant de la société Aziz Business Company (ABC) a affirmé que la vente du terrain lui avait été proposée par Awa Baldé elle-même et qu'il avait intégralement versé les 50 millions de FCFA mentionnés dans l'acte de vente, en plus de prendre en charge les frais de mutation. Selon lui, le terrain appartenait à l'ancien époux de la plaignante, cette dernière agissant sur la base d'une procuration. Il a également contesté l'existence de tout accord portant sur 125 millions de FCFA ou sur la construction d'une villa. Les avocats de la défense, Mes Souleymane Soumaré, Arona Bass et Moussa Konaté, ont soutenu qu'il s'agissait d'un différend de nature civile plutôt que pénale. Ils ont produit plusieurs documents, notamment des décharges signées par Awa Baldé ainsi que l'acte de vente officiel fixant le prix du terrain à 50 millions de FCFA. Prescription de l'action publique La défense a par ailleurs invoqué la prescription de l'action publique, faisant valoir que les faits remontaient à 2018 alors que la procédure judiciaire n'avait été engagée qu'en 2025. Suivant cette argumentation, le tribunal correctionnel de Dakar a déclaré l'action publique prescrite, mettant ainsi fin aux poursuites pénales visant Aziz Ndiaye dans cette affaire.

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