WIRE — Le verdict est tombé, ce mercredi 22 juillet 2026, dans le procès de Jérôme Bandiaky, alias " Sniper ". Le Tribunal de grande instance hors classe de Dakar a condamné l'ancien assistant de sécurité à six mois de prison ferme. Ayant déjà passé près de deux ans en détention préventive, il est aussitôt remis en liberté. Cette décision tranche nettement avec les réquisitions du parquet, qui avait demandé cinq ans d'emprisonnement ferme et une amende de 5 millions de F Cfa à son encontre.. Son coprévenu, Sakory Ka, frère de l'ancien ministre Doudou Ka, pour lequel le ministère public avait requis trois ans ferme et 2 millions d'amende, était également concerné par ce délibéré. Une affaire ouverte depuis septembre 2024 L'information judiciaire visant Jérôme Bandiaky avait été ouverte après son interpellation par la Division des investigations criminelles (DIC), le 18 septembre 2024. Les perquisitions menées à son domicile au Plateau, puis dans une résidence à Grand-Mbour, avaient permis la saisie d'importantes sommes d'argent, de trois passeports diplomatiques établis à son nom, de plusieurs équipements de sécurité, de deux armes à feu, de chargeurs, de munitions, de couteaux et de nombreux talkies-walkies. Placé sous mandat de dépôt le 25 septembre 2024, il était poursuivi pour détention d'armes sans autorisation administrative, trafic illicite d'armes, usurpation de fonctions publiques civiles ou militaires, escroquerie portant sur des avantages de l'Etat et actes de nature à compromettre la sécurité publique. " Je conteste les faits " Devant le tribunal, Jérôme Bandiaky, qui se présente comme dirigeant de la société Sniper Sécurité, a maintenu une ligne de défense constante, affirmant : " Je conteste les faits ". Il n'a reconnu qu'une " erreur administrative " concernant une arme acquise avant l'obtention de l'autorisation requise. Ses avocats ont dénoncé un dossier " construit sur fond de règlement de comptes politiques " et plaidé la relaxe, soutenant notamment qu'aucun élément ne reliait leur client aux affaires évoquées durant l'enquête concernant les décès. de Fulbert Sambou et de Didier Badji. Le dossier avait connu plusieurs rebondissements, notamment l'ajout par le parquet d'une charge de trafic d'armes, une infraction criminelle qui avait entraîné la prolongation automatique de sa détention alors qu'une libération d'office se profilait faute de clôture de l'instruction.

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