WIRE — Le vice-président de Jamra, Mame Makhtar Guèye, s'est exprimé sur l'arrestation de sa fille F. B. Guèye. Tout en reconnaissant traverser une épreuve familiale particulièrement difficile, il affirme ne demander aucun traitement de faveur et invite les enquêteurs à aller jusqu'au bout de leurs investigations. " Une épreuve très difficile " L'arrestation de F. B. Guèye, citée dans une procédure portant notamment sur un présumé trafic de cocaïne et des actes contre nature, place son père, Mame Makhtar Guèye, dans une position particulièrement éprouvante. Interrogé par L'Observateur, le vice-président de Jamra confie que la situation constitue une épreuve très difficile pour sa famille. Malgré le choc, il insiste sur la nécessité de rester fidèle aux principes défendus depuis plusieurs années par son organisation. Il affirme avoir rapidement alerté certains membres de son entourage et de Jamra lorsqu'il a appris l'interpellation de sa fille. À ses yeux, le fait qu'un proche soit concerné ne doit nullement modifier la position de l'organisation sur les questions de drogue, de mœurs ou de criminalité. Aucun traitement de faveur réclamé Mame Makhtar Guèye adopte une position ferme : il ne souhaite ni complaisance ni protection particulière pour sa fille. Il estime que les autorités judiciaires et les forces de sécurité doivent poursuivre leur travail en toute indépendance. Si les faits reprochés sont établis, il considère même que la justice devrait se montrer plus sévère avec elle qu'avec une autre personne. Cette sévérité supplémentaire serait, selon lui, liée à son propre engagement public. Sa fille, dit-il en substance, devrait être exemplaire en raison du militantisme et des principes défendus par son père. Une arrestation vécue comme une attaque contre son combat ? À la question de savoir si cette affaire constitue un coup porté à la cause de Jamra, Mame Makhtar Guèye reconnaît que certains pourraient chercher à atteindre l'organisation à travers sa famille. Il estime toutefois que cette situation ne fera pas reculer Jamra. Au contraire, elle renforcerait sa détermination à poursuivre son combat. Le responsable de Jamra évoque les différentes tentatives dont il affirme avoir déjà fait l'objet dans le cadre de son engagement. Il soutient que certaines personnes ont essayé de l'affaiblir par l'argent, les invitations, la corruption ou des intermédiaires. Après l'échec de ces méthodes, dit-il, ses enfants pourraient être considérés comme le " maillon faible ". Il refuse néanmoins de tirer des conclusions définitives sur l'affaire et appelle les autorités à faire toute la lumière sur les faits. Aucun soupçon avant l'interpellation Mame Makhtar Guèye affirme n'avoir relevé aucun comportement laissant présager une telle situation. La mère de la jeune femme l'exhortait régulièrement à la prudence, notamment concernant ses fréquentations, mais cette démarche était purement préventive. La famille n'aurait constaté aucun indice particulier susceptible de faire naître des soupçons. Il dit également ne pas avoir vu sa fille depuis son placement en garde à vue. Habituée à passer certains week-ends chez sa grand-mère aux Parcelles Assainies, elle avait quitté le domicile familial depuis deux ou trois jours. Son père pensait qu'elle se trouvait auprès de cette dernière lorsqu'il a appris son arrestation. " Il appartient aux enquêteurs de vérifier " F. B. Guèye aurait affirmé avoir été piégée. Son père refuse cependant d'adopter automatiquement cette version. Pour lui, il revient aux enquêteurs de vérifier la véracité des déclarations de chaque personne impliquée. Sa position demeure inchangée : la justice doit accomplir son travail sans faiblesse, quelles que soient l'identité ou la situation sociale des mis en cause. Il appelle ainsi à une enquête complète, rigoureuse et impartiale. Une jeune femme décrite comme proche de sa famille Mame Makhtar Guèye décrit sa fille comme une jeune femme très attachée à sa famille. Elle suivait des cours d'anglais et souhaitait s'orienter vers le secteur de l'événementiel. Comme de nombreux jeunes de son âge, elle aimait le cinéma, les sorties avec ses amies et menait une vie que son père considérait comme ordinaire. Elle envisageait également un voyage, mais n'avait encore jamais quitté le Sénégal. Son père lui avait demandé d'achever ses cours d'anglais avant de commencer une formation dans l'événementiel. Un appel à laisser la justice travailler Malgré la dimension familiale et émotionnelle de l'affaire, Mame Makhtar Guèye insiste sur un principe : la loi doit s'appliquer à tous. Il demande à Jamra de rester vigilante et aux enquêteurs d'aller au bout de la procédure. Aucune faveur ne doit être accordée à sa fille, répète-t-il. www.dakaractu.com

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