WIRE — Entre confirmations des stars, polémiques à répétition, dérives économiques et basculement générationnel, la Coupe du monde 2026 restera perçue comme un tournoi aussi spectaculaire que controversé, où l'Afrique a confirmé ses progrès et où des légendes ont tourné la page, passant le témoin à des héritiers qui ont commencé à prendre le pouvoir. La Coupe du monde, ce sont aussi les stars. Et un grand nombre d'entre elles ont été au rendez-vous. Pour son sixième et probablement dernier Mondial, Lionel Messi a inscrit un triplé d'entrée avec les champions du monde en titre argentins, contre l'Algérie. Finaliste pour la troisième fois de sa carrière, Messi a terminé le Mondial 2026 avec 8 buts. Il est resté muet lors de la finale face à l'Espagne. De son côté, Kylian Mbappé a également montré que l'équipe de France pouvait compter sur lui, avec un doublé record contre le Sénégal. Le joueur du Real Madrid, auteur de ses 21e et 22e buts dans un Mondial lors de la rencontre pour la troisième place face à l'Angleterre, est devenu seul détenteur du record du nombre de buts dans l'histoire de la Coupe du monde, grâce notamment à ses 10 buts sur cette édition 2026. L'Anglais Harry Kane, l'Allemand Kai Havertz et le Norvégien Erling Haaland ont également inscrit un doublé avec leur sélection nationale, tandis que d'autres joueurs se sont illustrés malgré les difficultés de leur équipe, comme le Brésilien Vinicius Jr ou le Portugais João Neves. Coéquipier de Kane, Jude Bellingham, avec sept réalisations, est devenu à 23 ans le milieu de terrain le plus efficace de l'histoire dans une seule Coupe du monde. Une Coupe du monde hors de prix Jusqu'à 2 millions de dollars la place pour la finale de la Coupe du monde : lors de ce Mondial 2026, le prix des billets a atteint des sommets assez indécents. La finale au MetLife Stadium était annoncée comme la plus chère de l'histoire pour le public. Au départ, les billets allaient de 800 à 11 000 dollars selon les catégories. Les prix ont ensuite grimpé jusqu'à près de 33 000 dollars. La Fifa a défendu cette politique en invoquant l'offre et la demande. On retiendra donc que les tarifs prohibitifs de la billetterie ont mis de côté les fans les moins aisés. En 1994, lors de la première édition du Mondial organisé aux États-Unis, les tickets d'entrée pour une rencontre du premier tour coûtaient entre 25 et 30 dollars. Des polémiques et du racisme à n'en plus finir En dehors de la sélection économique - billetterie et hébergements hors de prix - cette Coupe du monde aura aussi été celle du filtrage des supporters à la frontière. Jusqu'à 15 000 dollars de caution par personne étaient exigés par les États-Unis aux détenteurs de billets originaires de plusieurs pays d'Afrique, d'Asie ou d'Amérique centrale. Les Haïtiens, les Iraniens, les Ivoiriens et les Sénégalais ont même subi un " visa ban " qui leur interdisait de se rendre aux États-Unis, sauf s'ils disposaient d'une double nationalité. L'arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan, qui compte parmi les meilleurs arbitres internationaux, s'est lui aussi vu refuser l'entrée sur le sol américain à son arrivée à l'aéroport de Miami le 6 juin. La star de l'équipe irakienne, l'attaquant Aymen Hussein, elle, a eu droit à un interrogatoire de sept heures à son arrivée. L'arbitrage a aussi été source de polémiques durant ces 104 rencontres, à l'image de l'affaire Folarin Balogun. Expulsé lors du seizième de finale remporté par les États-Unis contre la Bosnie-Herzégovine (2-0), le 2 juillet, l'attaquant américain n'aurait pas dû disputer le match suivant contre les Belges. Pourtant, il a été aligné lors de cette rencontre après une décision rarissime de la commission de la Fifa, qui a commué sa suspension ferme en suspension d'un match avec sursis. Peu avant, le président des États-Unis Donald Trump avait appelé le patron de la Fifa, Gianni Infantino, pour lui demander de revoir la sanction. Les propos racistes et déshumanisants tenus à l'encontre du footballeur français Kylian Mbappé par la sénatrice paraguayenne Celeste Amarilla ont fait grand bruit. Elle avait qualifié Kylian Mbappé d'" abruti " n'ayant " même pas appris à écrire ", ou encore de " Camerounais issu de la colonisation, s'efforçant désespérément de passer pour un Français ". L'ex-Premier ministre conservateur espagnol Mariano Rajoy, dont le pays avait affronté les Bleus en demi-finale, avait lui aussi provoqué un tollé lors d'une sortie raciste. Il avait estimé que la France dispose d'" un effectif de très haut niveau ", mais " sans Français ". Quel bilan pour l'Afrique ? Vu sans passion, il n'est pas mauvais. La RDC, le Sénégal, l'Égypte, le Cap-Vert ou la Côte d'Ivoire ont tutoyé les huitièmes, parfois les quarts. L'écart avec les grandes nations n'est plus abyssal : il se joue désormais dans les dernières minutes, davantage sur le plan mental que technique ou tactique. Parmi les satisfactions, le Maroc s'installe durablement dans le top 8 mondial en devenant la première sélection africaine à enchaîner deux quarts de finale. L'Égypte a fait vaciller l'Argentine et marqué les esprits face aux champions du monde en titre. Le Cap-Vert, porté par sa fraîcheur et son audace, a frôlé l'exploit contre les champions du monde et reste la seule équipe à n'avoir pas perdu contre l'Espagne. La grande déception vient du Sénégal, éliminé piteusement par la Belgique. Mais est-ce une surprise pour une équipe où les choix du sélectionneur Pape Thiaw ont été contestés, où la gestion de la fédération a été brouillonne et teintée d'amateurisme ? Et pour couronner le tout, une gestion de la crise sous forme de règlements de comptes en mondovision. www.dakaractu.com

"We aggregate wires to encourage regional discovery, sending readers directly back to the original source to explore full coverage."

This is a normalized overview of the breaking feed event. The complete, official release detailing all points, background context, and statements remains hosted by the original publisher.