WIRE — Déjà fragilisée par une série de controverses sur sa gouvernance et sa gestion financière, la Fédération sénégalaise de football (FSF) pourrait désormais faire face à une nouvelle procédure judiciaire. Cette fois, le litige concerne l'hébergement de l'équipe nationale féminine à Dakar. Selon les informations de L'Observateur, le directeur de l'Axil Hôtel Dakar menace de saisir la justice après le départ précipité de la délégation sénégalaise, qui devait rester dix jours dans l'établissement. Finalement, les joueuses et leur encadrement ont quitté les lieux après seulement trois jours, sans que les factures correspondantes n'aient été réglées. Un scénario qui ferait presque sourire, s'il ne concernait pas l'instance faîtière du football sénégalais. Prévu pour accueillir l'équipe nationale féminine pendant dix jours (du 13 au 23 juillet), en étape de préparation pour la CAN féminine au Maroc, l'hôtel n'a finalement hébergé la délégation que deux nuits. Jusque-là, rien d'anormal : un changement de programme peut toujours arriver. Sauf que, selon le propriétaire, le départ s'est effectué en catimini, sans règlement des frais d'hébergement et de restauration. Pourtant, les services de l'hôtel avaient fermé toutes les plateformes de réservation et acheté les denrées alimentaires nécessaires pour garantir un séjour tranquille aux joueuses. " Après avoir reçu le bon de commande, j'ai immédiatement préparé les chambres, 26 au total dont 12 individuelles. Pour les joueuses, on a acheté les produits et les régimes adaptés à leur pratique. D'habitude, on paie avant d'intégrer les lieux. Puisque c'est la Fédération, on a jugé nécessaire de laisser la délégation se reposer. Trois jours après, à six heures du matin,, ils ont quitté l'hôtel brusquement, sans payer ni nous aviser ", regrette Gorgui Ndoye, cité par L'Observateur. Un préjudice financier lourd pour l'établissement Au niveau de l'établissement, le préjudice est lourd. " On a passé des commandes pour les dix jours, et fermé nos canaux de réservation. L'Axil est un hôtel d'affaires qui vit de séminaires et d'hébergement. Malheureusement, les clients qui cherchaient des chambres n'ont rien obtenu. On est maintenant obligé de jeter ou de réaffecter des stocks, car on ne peut pas servir à nos clients professionnels les régimes spécifiques des sportifs. On a donc perdu beaucoup d'argent du côté des achats ", révèle-t-il, selon les propos rapportés par L'Observateur. Le patron de l'hôtel affirme avoir tenté de régler le différend à l'amiable, en vain. Selon L'Observateur, l'ardoise s'élèverait à près de 25 millions de FCFA. Les discussions entre le responsable de l'hôtel et Walimata Seye, responsable du développement du football féminin ayant signé le bon de commande, n'ont pas permis de trouver un accord. Le point de blocage ? " Cette dame m'a dit : "Est-ce qu'on peut négocier à hauteur de 30 % ? ?" Je lui ai répondu : "Les 30 % que vous demandez couvrent à peine la restauration. Je ne peux pas accepter. Qu'en est-il de l'hébergement bloqué et des plateformes fermées ? Vous devez me payer les 25 millions de FCFA. Versez-moi au moins 75 %, et je pourrai abandonner le reste." Elle m'a dit qu'elle reviendrait vers moi ", explique-t-il. Il poursuit : " À ma grande surprise, on m'appelle ensuite pour me dire qu'ils ont déménagé à l'hôtel Fleur de Lys. " Face à cette situation, Gorgui Ndoye envisage de saisir la justice. " J'ai déposé la plainte à la Fédération pour information, en leur précisant que je la transmettrai dès lundi à la gendarmerie ou à la DIC ", prévient-il, d'après les déclarations recueillies par L'Observateur. Un dossier de plus pour la FSF. Walimata Seye se mure dans le silence Contactée par L'Observateur, Walimata Seye, qui avait signé le bon de commande pour l'hébergement de l'équipe nationale féminine, afin d'apporter des éclaircissements sur ce document et sur les circonstances ayant conduit au litige financier opposant la Fédération sénégalaise de football (FSF) à l'établissement hôtelier, l'intéressée a préféré ne faire aucun commentaire. " Je ne souhaite pas me prononcer sur cette affaire ", s'est-elle contentée de déclarer. En attendant une éventuelle prise de parole des membres de la FSF, cette absence de réaction ne fait qu'épaissir le mystère autour d'un dossier qui pourrait connaître de nouveaux développements dans les prochains jours.
"We aggregate wires to encourage regional discovery, sending readers directly back to the original source to explore full coverage."
This is a normalized overview of the breaking feed event. The complete, official release detailing all points, background context, and statements remains hosted by the original publisher.