WIRE — Et subitement, ils brandissent la cagnotte d'hier pour dénigrer et insulter quelqu'un qu'ils ont pourtant dépeints et porté en héros comme un homme digne et véridique. Les valeurs changent-elles donc selon le camp auquel on appartient ? Ce n'est plus de la vertu, mais un militantisme calqué sur cette politique politicienne qu'ils prétendent pourtant combattre. Il leur a d'ailleurs fallu être au four et au moulin pendant deux ans ( pour ne pas dire à la fois au sein de l'exécutif, du législatif et du judiciaire) pour ne réaliser qu'un seul et unique exploit : l'incompétence dans le désordre. À ceux et celles qui réclament aujourd'hui leur contribution à la cagnotte du Capitaine, il convient de rappeler qu'il n'en a jamais été demandeur. Bien plus encore : ce qu'il a sacrifié est de loin incomparable aux millions de Kopar Express. Il a sacrifié une carrière prometteuse, une passion et l'autorité d'un jeune officier issu de l'un des plus nobles corps de métiers de notre nation : la gendarmerie. Dès lors, cette posture indigne de prétendus " bienfaiteurs ", consistant à réclamer de l'argent librement donné en guise de reconnaissance pour un acte inédit, en dit long sur la nature humaine. Cela dévoile des intentions cachées et des tares partagées, au premier rang desquelles l'ingratitude et l'inhumanité. C'est la preuve évidente, face au monde, que la confiance ne peut leur être accordée tant le reniement les habite. Quant aux autres donneurs de leçons : dans un passé récent, l'ombre du Capitaine constituait pour eux une bénédiction. Ils en ont largement profité pour sortir de l'anonymat et nourrir une quête obsessionnelle du buzz. C'est ce même besoin de visibilité qui les hante encore aujourd'hui, au point de les pousser à se précipiter pour rédiger des diatribes stériles, oscillant tantôt entre l'annonce d'une démission, tantôt vers la critique facile. Par ailleurs, il est important de rappeler que le Capitaine n'est pas membre de Pastef. Il dirige son propre mouvement politique, dont les choix ne sauraient dépendre de la volonté d'un quelconque " guide du déni et du dénigrement ". Ce mouvement est souverain et son orientation politique ne dépend que de lui-même. C'est à ce titre qu'il a été membre fondateur de la Coalition Diomaye Président et qu'il a participé, depuis lors, à toutes les victoires électorales de la mouvance présidentielle, dont la plus récente est l'obtention de la majorité à l'Assemblée nationale. Pour conclure, je me permettrais de glisser ce conseil à Monsieur Ousmane Sonko : vous êtes victime de vos militants, tout comme ils sont aussi victimes de vous. En effet, par l'arrogance et le manque de retenue de certains de vos partisans, vous vous créez des adversaires malgré vous, s'éloignant ainsi de beaucoup d'autres avec qui le destin devait pourtant vous unir. Je reste d'ailleurs convaincu que, parmi votre entourage immédiat, certains gardent encore les stigmates des attaques de vos propres militants, notamment lors du fameux épisode des " 72 heures ". Laissez-moi vous dire, Monsieur Sonko, qu'ils n'attendent que le moment idéal pour vous quitter : leur cœur saigne et ils souffrent en silence. Pourtant, vous ne perdriez rien à prendre parti pour vos sincères collaborateurs d'hier et à recadrer vos propres militants face à des attaques infondées qui ternissent l'image d'honnêtes citoyens. À force de vouloir dompter tout le monde par la peur et la crainte, on prend le risque d'être dépouillé et de finir seul. Ousmane Diène FAYE Secrétaire général de l'USJ

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