WIRE — À la suite de la publication d'un article aujourd'hui par un journal de la place dans lequel le nom de Baye Ciss a été cité dans une affaire d'arriérés de loyer estimée à 150 millions de Fcfa, ses services ont tenu à apporter la réplique en s'interrogeant du coup sur " la main invisible du moins pour le moment qui voudrait empecher Baye Ciss de devenir Maire de Kaolack par la salissure ? Ainsi, la note qui a été rendue publique fait état d'un contentieux judiciaire auquel la SCI CISSIMMO est engagée depuis plusieurs années avec une autre société. " Ce dossier, particulièrement complexe, a donné lieu à de nombreuses procédures, à plusieurs décisions de justice et à l'exercice de différents recours. Comme tout justiciable, la SCI CISSIMMO a toujours choisi de défendre ses droits dans le seul cadre que reconnaît la loi celui des juridictions. Elle a accepté les décisions qui lui étaient défavorables lorsqu'elles étaient susceptibles de recours, elle a fait usage des voies de droit que la loi met à la disposition de chaque citoyen et elle continue, aujourd'hui encore, à attendre avec confiance que les juridictions définitivement saisies se prononcent", a-t-on précisé. La même note d'ajouter. " C'est précisément pour cette raison que nous avons été profondément surpris par certaines publications récentes qui jettent au public un honnête citoyen pour ternir son image et sa réputation. Son titre affirme qu'" expulsé, Baye Ciss doit 150 millions FCFA d'arriérés de loyers... " et qu'il est expulse de son immeuble. Cette affirmation est présentée comme une vérité définitivement acquise. Or, la réalité est toute fausse parce qu'il n'existe pas d'arrières de loyer sans contrat de location dans un immeuble où Baye Ciss est propriétaire et que tous ses services sont encore dans l'immeuble contrairement à ce que le journal[...], rapporte". Une question mérite d'être posée..., " Dans une affaire commerciale qui concerne deux sociétés, pourquoi mettre en avant le nom d'une personne physique et non la société concernée comme s'il s'agissait d'une affaire personnelle ? Ces interrogations sont d'autant plus légitimes qu'un détail, qui n'en est peut-être pas un, a particulièrement retenu notre attention. Pour illustrer son article, le journal n'a pas choisi une photographie de l'immeuble concerné par le litige. Il n'a pas davantage utilisé une image des audiences ou des procédures judiciaires auxquelles il faisait référence. À la place, il a publié une photographie de Monsieur Baye Ciss prise lors de sa déclaration de candidature à la mairie de Kaolack. Ce choix éditorial interpelle. Quel est le rapport entre une déclaration de candidature politique et un contentieux immobilier toujours pendant devant les juridictions ? En quoi cette photographie permet-elle aux lecteurs de mieux comprendre les enjeux juridiques de cette affaire ? Absolument en rien!. En revanche, son impact sur l'opinion publique est évident. Une image n'est jamais un simple élément de décoration. Elle participe à la construction d'un récit. Elle suggère, elle influence, elle crée des associations d'idées. En communication, les images parlent parfois plus fort que les mots. C'est pourquoi le choix d'une photographie n'est jamais totalement neutre", a-t-on ajouté. La justice sénégalaise suit son cours. " Elle a rendu des décisions. Elle en rendra d'autres. Certaines ont été favorables à une partie, d'autres à l'autre. C'est précisément le fonctionnement normal d'un État de droit. Ce qui ne serait pas normal, en revanche, ce serait de laisser croire qu'une affaire est définitivement tranchée alors que les recours prévus par la loi sont toujours pendants et que les juridictions continuent d'en connaître. Notre confiance dans les institutions judiciaires demeure entière. Nous continuerons à défendre nos droits devant les juges, là où le droit s'applique, où les preuves sont examinées et où chacun peut faire valoir ses arguments dans le respect du contradictoire. Mais nous continuerons également à répondre chaque fois que des informations partielles, approximatives ou de nature à induire le public en erreur seront diffusées. Non pas pour entretenir une quelconque polémique, mais parce que la réputation d'une personne, comme celle d'une entreprise, mérite d'être protégée avec la même rigueur que les droits qui sont défendus devant les tribunaux. Au fond, cette affaire dépasse désormais les seules parties au procès. Elle pose une question qui concerne tous les citoyens : voulons-nous que les litiges soient tranchés par les juges ou par les manchettes des journaux ? Pour la SCI CISSIMMO, la réponse ne souffre d'aucune hésitation. Dans un État de droit, le dernier mot appartient toujours à la justice. Pas aux titres des journaux. Pas aux commentaires. Pas aux campagnes d'opinion", a-t-on précisé. Étant présentement hors du pays, les services de Monsieur Ciss informent que ce dernier ne manquera pas dès son retour d'inviter à une grande conférence de presse pour faire éclater toute la vérité et demontrer " toutes les manœuvres frauduleuses". Dans l'immédiat, les avocats de Baye Ciss sont en train de prendre toutes les dispositions utiles afin qu'une citation directe soit servie devant les tribunaux afin que justice soit rendue, a-t-on appris. www.dakaractu.com
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