WIRE — La Présidence de la République a apporté, jeudi, des précisions sur la procédure de recrutement du futur directeur général de l'Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP), à la suite des nombreuses réactions suscitées sur les réseaux sociaux par le lancement d'un appel à candidatures, qui, de facto, remplace Dahirou Thiam de Pastef. Dans une publication diffusée sur ses plateformes numériques, la Présidence indique que cette démarche s'inscrit dans la continuité des engagements pris par le chef de l'État, Bassirou Diomaye Faye, en faveur d'une gouvernance fondée sur la transparence et le mérite. Engagements du chef de l'État " Bien que disposant du pouvoir discrétionnaire de nomination aux emplois civils et militaires, le chef de l'État a pris l'engagement solennel de soumettre certains emplois publics à une procédure ouverte et compétitive ", souligne la Présidence. Selon la même source, cette orientation est déjà appliquée dans plusieurs institutions. Elle rappelle que le directeur général de l'Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP), les membres des collèges de l'Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) et de l'ARTP, ainsi que les recteurs de cinq universités publiques, ont été désignés à l'issue d'appels à candidatures qualifiés de " transparents et inclusifs ". S'agissant spécifiquement de l'ARTP, la Présidence explique que les secteurs des télécommunications et des postes occupent une place stratégique dans la mise en œuvre de l'Agenda national de transformation Sénégal 2050 et du New Deal technologique. " Leur pilotage exige un capital humain hautement qualifié, sélectionné sur la seule base de la compétence ", affirme la Présidence, qui estime que cette approche est indispensable pour accompagner les ambitions de transformation numérique du pays. Extension de la procédure de recrutement Le Palais annonce également que cette procédure de recrutement par appel à candidatures sera progressivement étendue à d'autres structures publiques. Selon la Présidence, le chef de l'État entend généraliser ce mécanisme aux organes exécutifs des autorités administratives indépendantes, aussi bien dans les secteurs économiques que dans ceux liés à la protection des libertés publiques. " La transparence dans la gestion publique n'est pas une promesse. Elle est une méthode de gouvernement ", conclut la Présidence, réaffirmant sa volonté d'institutionnaliser les principes de transparence, de mérite et d'égalité des chances dans les nominations aux hautes fonctions publiques.
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