WIRE — L'enquête révélait une nouvelle affaire d'actes contre nature débusquée par le commissariat de Yeumbeul. À ce stade, cinq individus ont été déférés au parquet de Pikine-Guédiawaye pour association de malfaiteurs, actes contre nature, transmission volontaire du VIH et mise en danger de la vie d'autrui. D'autres arrestations, et pas des moindres, sont attendues. Que s'est-il passé ? Dans la nuit du mercredi 08 au jeudi 09 juillet, vers 1 heure du matin, H. Sarr s'est présenté spontanément au commissariat de Yeumbeul pour dénoncer des faits et des messages à caractère sexuel qu'il a reçus lors d'une discussion sur WhatsApp avec E. Lèye. Ainsi, les agents de la Brigade de recherches ont été dépêchés sur les lieux aux fins de vérification et, éventuellement, d'interpellation du suspect. Confirmant les termes de sa déposition, H. Sarr a déclaré avoir connu ce dernier dans le cadre de son petit commerce. En effet, il avait vendu dans le passé des poulets de chaleur au mis en cause. C'est ainsi qu'ils ont échangé leurs numéros, mais ils n'ont jamais discuté par SMS ni eu une quelconque relation. À sa grande surprise, la nuit du 09 juillet 2026, vers 00 heures, E. Lèye lui a envoyé des messages pour l'inviter à lui rendre visite avant de lui faire savoir que sa femme était absente du domicile. À cet effet, E. Lèye a envoyé à H. Sarr des messages compromettants à caractère sexuel, alors qu'ils sont du même sexe. À cela s'ajoutent des vidéos et des messages audio qu'il lui a envoyés pour l'inciter à le rejoindre dans son domicile situé à Yeumbeul Thiemo Ndiaye. Stupéfait, il en a parlé à son père, qui a demandé à son frère A. Sarr de l'accompagner à la police pour faire une déposition. Fort de cette information, les agents de la Brigade de recherches ont été dépêchés sur le lieu indiqué, en compagnie du plaignant H. Sarr. Il a été demandé à ce dernier d'accepter la proposition d'E. Lèye pour lui tendre un piège. C'est dans ces circonstances que E. Lèye a été interpellé à la suite de l'intervention des agents, alors qu'il était sorti pour recevoir H. Sarr, vers 1 heure. Conduit au commissariat de Yeumbeul, il a été gardé à vue pour nécessité d'enquête, et son téléphone portable de marque Tecno Camon 40 a été consigné. Ensuite, l'exploitation de l'appareil a permis de découvrir des messages compromettants à caractère sexuel. Dans son compte WhatsApp, une discussion datant du mercredi 08 juillet 2023, de 20 h 22 à 21 h, entre lui et un dénommé Saer a été relevée. Interpellé sur cette découverte, E. Lèye a déclaré que le nommé Saer, surnommé Goumbala, est son partenaire. Dans son compte Tik-Tok, une autre discussion compromettante, datant du mercredi 08 juillet 2023, de 20 h 40 à 00 h 17, entre le mis en cause et un dénommé L. Sène a été découverte. Confronté aux preuves découvertes dans son téléphone après exploitation, il a avoué son statut d'homosexuel et a affirmé avoir débuté la fréquentation du " milieu " depuis 2021. Il a ajouté avoir embrassé ce " milieu " par plaisir et par découverte. E. Lèye a ajouté qu'il a des partenaires de même sexe avec qui il entretient des relations amoureuses à travers des flirts, des caresses et des fellations. Parmi ses partenaires, il a cité le nommé Saer, le nommé M. Saliou, le nommé Bocar et L. Sène. Il a reconnu être l'auteur de tous les messages compromettants et à caractère sexuel envoyés à ses partenaires. Il a ajouté qu'en 2021, alors qu'il se trouvait à Ziguinchor, il a invité L. Sène à le rejoindre dans un hôtel. Ils ont passé la nuit ensemble dans une même chambre et sur le même lit. E. Lèye a affirmé qu'il a tout fait avec L. Sène, sauf la pénétration. Il a ajouté être séropositif depuis 2021 et affirmé entretenir des rapports non protégés avec sa femme, mais aussi avec ses partenaires. Entendu, L. Sène, vendeur de tissu, domicilié à Pikine, a tenté de nier les faits qui lui sont reprochés. Malgré les preuves irréfutables découvertes sur son téléphone IPhone 12 Pro Max, il a continué dans ses dénégations en refusant son statut d'homosexuel passif. Dans ses réponses, il a déclaré avoir rendu visite à E. Lèye car il devait passer le baccalauréat. Ce dernier lui aurait promis des prières pour la réussite. Il a reconnu avoir passé la nuit avec le susnommé, soutenant que ce dernier l'aurait forcé à avoir des rapports sexuels, ce qu'il avait refusé. C'est ainsi que L. Sène a été interpellé à Pikine, précisément au marché Zing, le 09 juillet 2026, vers 18 heures. Il a été trouvé en possession de deux téléphones de marque IPhone 12 Pro Max et un Tecno Pop 10C. Interrogé sur procès-verbal régulier, après notification de ses droits, E. Lèye, enseignant de profession, a reconnu partiellement les faits qui lui sont reprochés. Concernant les messages compromettants envoyés au plaignant H. Sarr, il a déclaré que ce sont les siens et il l'aurait invité juste pour prendre du thé. Interpellations des autres suspects Poursuivant leur enquête, le dimanche 12 juillet 2026, vers 20 heures, les policiers ont mis la main sur M. Kane, se disant tailleur, marié et domicilié à Médina. Entendu, il a reconnu être un homosexuel actif. Il a commencé à pratiquer l'homosexualité depuis 2025. M. Kane a affirmé avoir entretenu un rapport sexuel protégé avec L. Sène avant le mois de ramadan 2026. Il a soutenu que ce serait le seul et unique partenaire avec qui il entretenait des relations sexuelles. Depuis lors, selon lui, il fréquente les réseaux sociaux pour chercher de potentiels partenaires passifs, car il est actif. Dans la même dynamique, le même jour, vers 20 heures, le nommé M. Seck, devenu M. Camara, marié et commerçant, domicilié à Médina, a été interpellé après exploitation du téléphone de L. Sène. Auditionné, il a déclaré qu'il est homosexuel actif depuis trois ans. M. Camara, pourtant positif au VIH, a affirmé avoir entretenu des relations sexuelles non protégées avec d'autres partenaires. Il a déclaré qu'il cherche des partenaires dans les réseaux sociaux, précisément sur Tik-Tok. À l'en croire, il a connu L. Sène sur Tik-Tok et ils ont échangé leurs numéros de téléphone avant de se fixer un rendez-vous. M. Camara a prétendu ignorer son statut sérologique car il n'aurait jamais fait le test du VIH. Dans le même sillage, S. Khoulé a été cueilli à la suite des aveux de E. Lèye, qui l'a présenté aussi comme son partenaire, en même temps que d'autres personnes recherchées. Entendu, S. Khoulé a nié en bloc tous les faits qui lui sont reprochés. Il a déclaré avoir connu le mis en cause principal depuis 2022. S. Khoulé a affirmé qu'ils ont passé la nuit ensemble à Kaolack, chez lui, sans rien faire, et qu'ils sont devenus amis depuis longtemps, après leur rencontre sur Facebook. Concernant le message compromettant qui lui a été envoyé sur WhatsApp, il soutient qu'ils auraient l'habitude de parler ainsi en utilisant des termes vulgaires. Cependant, confronté au mis en cause principal, ce dernier a confirmé qu'il est son partenaire et qu'ils se font des caresses, des flirts et des fellations, sauf pénétration, lorsqu'ils se voient. Dans la même foulée, le médecin chef du district sanitaire de Yeumbeul a été requis aux fins de soumettre les cinq mis en cause à des tests de sérologie VIH. La réponse reçue a attesté que E. Lèye, L. Sène et M. Seck, devenu M. Camara, sont porteurs du VIH. L'enquête se poursuit.

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