WIRE — Le ministre des Forces armées s'est exprimé sur l'audience prévue ce 17 juillet entre le président Bassirou Diomaye Faye et son prédécesseur, Macky Sall. Selon lui, l'ex-chef de l'État, qui ne fait l'objet d'aucune condamnation, a le droit d'entrer et de sortir du territoire. Le ministre des Forces armées a livré sa position sur le retour de l'ex-chef de l'État, Macky Sall, au bercail dans le cadre de sa campagne pour le poste de Secrétaire général de l'ONU. Yankhoba Diémé semble dérouler le tapis rouge pour l'ex-président de la République. En tout cas, il classe le retour du prédécesseur de Bassirou Diomaye Faye dans son pays dans l'ordre normal et ordinaire des choses. " Le président Macky Sall ne fait l'objet d'aucune accusation. Il ne fait l'objet d'aucune poursuite, encore moins d'aucune condamnation, de quoi que ce soit. Il est citoyen de ce pays. Il a le droit d'entrer et de sortir du territoire et le président de la République, en tant que gardien de la Constitution, s'inscrit dans ce sens. Également, la CEDEAO a magnifié cette approche et cette attitude du président de la République et de l'Exécutif ", a-t-il déclaré hier au micro de nos confrères de la RTS, depuis Freetown, où il prenait part à la 56e session du Conseil de médiation et de sécurité (CMS) de la CEDEAO, ainsi qu'à la réunion conjointe du CMS et du Conseil des ministres de l'Organisation, consacrée à l'examen du projet de Déclaration de la Conférence des chefs d'État et de gouvernement sur l'avenir de l'intégration régionale. Cette rencontre de haut niveau a réuni les États membres autour des enjeux de paix, de sécurité et de stabilité régionales, ainsi que des réponses à apporter aux nombreux défis auxquels l'Afrique de l'Ouest est confrontée. Ainsi, en marge de la réunion, la CEDEAO a constaté, pour s'en réjouir, le fonctionnement régulier des institutions au Sénégal. Il relate, par ailleurs, dans le cadre de son rapport, qu'un président de la République a le pouvoir de nommer un Premier ministre et de le démettre. " Un Premier ministre est retourné à l'Assemblée nationale, où il a été installé au perchoir comme président de l'Assemblée nationale. Un groupe de députés a estimé que ce retour était non conforme à la loi et s'est tourné vers la juridiction suprême qu'est le Conseil constitutionnel, qui s'est déclaré incompétent ", a ajouté le ministre des Forces armées. La CEDEAO a relevé, dit-il, par la suite, l'initiative prise par la majorité parlementaire d'une tentative de révision de la Constitution, qui s'est soldée par un rejet devant le Conseil constitutionnel pour non-conformité à la Charte fondamentale, à la suite d'un recours de l'Exécutif. " C'est cela que la CEDEAO a remarqué pour estimer encore que le Sénégal n'a pas fini de donner des leçons de démocratie, de solidité de ses institutions et de leur fonctionnement régulier, assuré par le chef de l'État. Cela a été évoqué dans le plus grand élan de positivité et le Sénégal a été félicité et encouragé dans cette voie ", a indiqué le ministre des Forces armées, qui souligne que " le Sénégal est un pays d'ouverture et le président de la République, étant celui qui a prêté serment de respecter et de faire respecter la Constitution et les lois, a décidé naturellement de le faire pour tous les citoyens ".
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