WIRE — L'alerte de Mbaye Dione au ministre de l'Intérieur et au ministre en charge des Affaires étrangères, à propos des menaces qui pèseraient sur les ressortissants guinéens, n'est pas du goût de Tahirou Sarr. Ce dernier perçoit, dans le message de son collègue, de la mauvaise foi. Le leader des nationalistes assure qu'à aucun moment ses partisans n'ont appelé à la violence. " Je suis surpris par votre sortie, davantage teintée de mauvaise foi que de rigueur. Vous avez choisi, parmi tout ce qui circule sur les réseaux sociaux, de retenir les contenus les plus faux, les plus vides et les plus sensationnalistes, simplement pour prendre la parole ", a fait savoir M. Sarr, qui estime que la grandeur d'un responsable politique aurait pourtant exigé tout autre chose. Une opération de communication pour chercher à exister médiatiquement, voilà comment Tahirou Sarr interprète la dernière sortie de Mbaye Dione, qui le vise, lui et ses partisans. En effet, le député-maire de Ngoudiane a saisi, avant-hier, par une lettre, Mouhamadou Makhtar Cissé et Cheikh Niang, qui ont en charge la Sécurité publique et les Affaires étrangères, afin d'attirer leur attention sur les violences qui guetteraient les ressortissants guinéens, à la suite d'appels attribués à des nationalistes visant à les attaquer aujourd'hui, 15 juillet. " J'aurais voulu que Mbaye Dione m'appelle en tant que collègue député, président du parti qu'il désigne de manière approximative comme un "parti éponyme", afin d'échanger directement sur nos positions. Au lieu de cela, vous avez préféré une opération de communication destinée à exister médiatiquement ", regrette le député. Tahirou Sarr affirme que " les nationalistes n'ont jamais appelé, de près ou de loin, à des violences ou à des attaques contre quelque communauté que ce soit. Prétendre le contraire relève soit d'une méconnaissance de nos positions, soit d'une volonté délibérée de les déformer ". Le leader des nationalistes reconnaît, en revanche, que lui et ses partisans mènent des combats qui touchent directement à la dignité de notre peuple et à notre souveraineté. " Oui, nous défendons le peuple sénégalais contre l'usurpation de son identité et la vente de l'état civil. Oui, nous défendons le peuple sénégalais contre l'acquisition massive du foncier par des étrangers. Oui, nous dénonçons également les insultes et les provocations de certains ressortissants étrangers vivant au Sénégal, qui insultent nos guides religieux, nos confréries, nos institutions et même notre équipe nationale ", clame-t-il, avant d'enchaîner : " Sur toutes ces questions qui touchent directement à la dignité de notre peuple et à notre souveraineté, où étais-tu ? Pourquoi votre voix ne s'est-elle jamais élevée avec la même vigueur ? ", s'interroge Tahirou Sarr. Selon lui, tous les points cités ci-dessus sont bel et bien et pleinement débattus sur les réseaux sociaux. " Vous semblez pourtant n'avoir retenu que les publications les plus marginales pour construire un discours alarmiste. Défendre les ressortissants guinéens ne procure aucun capital électoral particulier. En revanche, défendre les intérêts fondamentaux du peuple sénégalais est un devoir constitutionnel pour tout député digne de ce nom. " Tahirou Sarr estime que le Sénégal est une terre de Téranga, mais que cette hospitalité ne signifie ni l'abandon de notre souveraineté ni le renoncement à nos combats politiques. " Être nationaliste, ce n'est pas être xénophobe. C'est défendre son pays, ses citoyens et ses intérêts dans le respect de tous ", se défend-il.
"We aggregate wires to encourage regional discovery, sending readers directly back to the original source to explore full coverage."
This is a normalized overview of the breaking feed event. The complete, official release detailing all points, background context, and statements remains hosted by the original publisher.