WIRE — La police a démantelé un groupe de prostituées situé à Nord Foire. La descente des limiers sur les lieux a permis l'arrestation du bailleur de la maison, Y. D., du jeune M. S. et de quatre autres femmes. En effet, le premier cité est présenté comme le proxénète. Les jeunes femmes, quant à elles, sont poursuivies pour défaut de carnet sanitaire. Pour avoir des clients, ce sont elles qui postaient des publications à caractère sexuel sur les réseaux sociaux, sans être inscrites au fichier sanitaire. Entendu au cours de l'enquête préliminaire, le bailleur a fait savoir que ces femmes s'activaient dans le plus vieux métier du monde et qu'en plus du loyer mensuel, chacune des filles lui remettait 10 000 F CFA pour recevoir des clients dans sa maison. Devant le tribunal, le bailleur a retourné sa veste. Poursuivi pour proxénétisme, il réfute les faits. Selon lui, il habite dans un autre appartement, à côté, avec sa famille, mais dit ignorer les activités des jeunes femmes.. Le jeune M. S., arrêté au même moment que les filles, indique qu'il était simplement de passage chez son oncle, Y. D. Interrogée à son tour, A. G. a affirmé qu'elle se prostituait et qu'elle dispose d'un carnet sanitaire. " Mon bailleur m'a loué une chambre à 75 000 F CFA, mais il n'était pas au courant de mes activités de prostitution ", dit-elle. Son amie A. N. nie faire partie des vendeuses de sexe. " Je suis ménagère. Le jour de mon arrestation, j'étais venue récupérer mes vêtements ", s'est-elle dédouanée. Même son de cloche pour F. F., qui a expliqué qu'elle était venue rendre visite à son oncle, Y. D., ce jour-là. S. S. a soutenu qu'elle tient un restaurant à la Médina et qu'elle ne se livre pas à la prostitution. Le maître des poursuites lui a signifié qu'un lot de préservatifs et des bouteilles de lubrifiant avaient été saisis dans la chambre qu'elle occupait. La Nigériane E. C. reconnaît être une prostituée. À l'en croire, elle détenait un carnet sanitaire. Elle a expliqué qu'elle recherchait des clients sur l'application Tinder et, parfois, dans les discothèques. Dans ses observations, le ministère public estime que les faits sont têtus. Pour la répression, il a requis six mois de prison ferme contre tous les prévenus. La défense, quant à elle, a plaidé la relaxe. Délibéré le 20 juillet prochain.

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