WIRE — L'enquête du commissariat central de Thiès n'a pas fini de révéler tous ses secrets. Libération révélait que le commissariat central de Thiès avait interrompu, le 4 juillet dernier, une soirée partouze dans un studio sis à Nguinth. Les enquêteurs avaient mis la main sur l'organisateur de la soirée, à savoir Mor Khary Ndiaye (39 ans), se disant enseignant et domicilié à Nguinth. Ils avaient également interpellé Ousmane Ndao (31 ans), se disant gérant de boutique, domicilié aux Parcelles Assainies de Thiès ; Moustapha Kanté (24 ans), pâtissier domicilié à Bountou Dépôt ; et Baye Talla Diop (22 ans), se disant chauffeur domicilié à Mbour 3. Tout ce beau monde a été écroué la semaine dernière pour association de malfaiteurs, acte contre nature, prostitution en ligne, détention et usage de drogue, transmission volontaire du VIH, mise en danger de la vie d'autrui, usurpation d'identité et escroquerie. Lors de son audition, Moustapha Kanté a reconnu avoir entretenu, à plusieurs reprises, des rapports sexuels avec Mor Khary Ndiaye, alias " Joe ". Ce que ce dernier a d'abord tenté de nier, avant de reconnaître les faits. Mor Khary Ndiaye a précisé qu'ils ont tous eu des rapports sexuels contre nature. Selon lui, il est en relation amoureuse avec Moustapha Kanté. Ousmane Ndao est, quant à lui, en relation avec Papi (en fuite). S'agissant de Baye Talla Diop, bien qu'il soit également dans le milieu, il s'active aussi dans des " lives ". À cet effet, il se fait passer pour une femme à travers des annonces publiées sur Instagram, avant d'inviter les intéressés à basculer sur WhatsApp pour leur proposer un appel vidéo à caractère sexuel, rémunéré via un deuxième téléphone. Il agit ainsi en se faisant passer pour une femme. Plusieurs " clients " de Baye Talla Diop ont été identifiés. Entendu, Baye Talla Diop a reconnu ce dernier fait, mais a nié avoir eu des rapports sexuels contre nature. Ousmane Ndao a adopté la même ligne de défense. Concernant leurs statuts sérologiques, Mor Khary Ndiaye a reconnu avoir contracté le VIH/Sida en 2015, avant de s'empresser de préciser qu'il est sous traitement antirétroviral depuis cette date. Les examens médicaux ont permis d'établir que Moustapha Kanté est également séropositif, mais qu'il ignorait son statut. Or, il a entretenu des rapports sexuels non protégés avec des hommes et des femmes. L'une d'elles a d'ailleurs accouché de son enfant. Les enquêteurs ont pu identifier plusieurs individus pratiquant des actes contre nature dans le cercle de Moustapha Kanté. Les investigations ont également permis d'établir que plusieurs d'entre eux sont effectivement porteurs du VIH, qu'ils continuent de transmettre, volontairement ou non. L'enquête se poursuit.

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