WIRE — Le tribunal des flagrants délits de Thiès a rendu son verdict ce vendredi dans une affaire qui mêle atteinte à la vie privée, trahison conjugale et manipulations numériques. D. Guèye, E. M. Guèye et C. Fall étaient poursuivis pour collecte et diffusion illicites d'images à caractère personnel, ainsi que pour violences et voies de fait, au préjudice de F. Gadiaga. Tous sont accusés d'avoir collecté et partagé des vidéos intimes de la victime, qui n'est autre que l'épouse du prévenu E. M. Guèye, dans des groupes WhatsApp. Un engrenage fatal À la barre, D. Guèye a reconnu avoir transféré les vidéos à l'époux de la plaignante. " On m'a envoyé les vidéos obscènes de F. Gadiaga. C'est un nommé Ben qui me les a envoyées. Comme son mari, E. M. Guèye, est mon ami, je les lui ai transférées pour qu'il soit au courant. J'ai commis une erreur et je m'en excuse ", a-t-il déclaré. L'époux de la victime, E. M. Guèye, a également reconnu les faits. " C'est D. Guèye qui m'a envoyé les vidéos obscènes de mon épouse. Cela m'a fait très mal et je les ai transférées à ma belle-mère et à ma sœur. J'étais dépassé par les événements. C'était une erreur de ma part ", a-t-il expliqué. L'origine des vidéos intimes Une fausse identité pour obtenir des vidéos Pour sa part, C. Fall a admis être à l'origine des vidéos, tout en contestant les accusations de chantage. Il a expliqué avoir échangé avec F. Gadiaga sur WhatsApp sous une fausse identité. " Elle m'a demandé de lui trouver un copain. Comme j'ai deux comptes WhatsApp, je lui ai donné mon deuxième numéro en utilisant le prénom de Mouhamed. Elle ignorait que c'était moi. Lorsqu'elle a proposé une rencontre à Thiès, je lui ai demandé de m'envoyer des images avant. C'est ainsi qu'elle m'a envoyé deux vidéos intimes. Je ne savais pas qu'elle était mariée. Je regrette ce qui s'est passé ", a-t-il déclaré. Selon l'enquête, C. Fall se serait ensuite servi de ces vidéos pour faire chanter la victime, une accusation qu'il a formellement rejetée. Les réquisitions du parquet Les réquisitions du parquet Dans son réquisitoire, le procureur de la République a estimé que les faits de violences et voies de fait n'étaient pas établis et a demandé la relaxe des prévenus sur ce point. En revanche, il a considéré que les infractions de collecte illicite et de diffusion de données à caractère personnel étaient pleinement caractérisées. Il a ainsi requis six mois d'emprisonnement ferme contre C. Fall et deux mois de prison ferme contre D. Guèye et E. M. Guèye, ainsi que la confiscation des téléphones portables saisis. Le verdict final Le tribunal a relaxé D. Guèye et E. M. Guèye du délit de collecte illicite d'images à caractère personnel. En revanche, il les a déclarés coupables de diffusion illicite et les a condamnés chacun à un mois d'emprisonnement ferme et à une amende de 50 000 FCFA. C. Fall a été relaxé du chef de violences et voies de fait, mais déclaré coupable de collecte et diffusion illicites d'images. Il est condamné à trois mois de prison ferme, assortis d'une amende de 150 000 FCFA. Une affaire qui illustre les dérives possibles des réseaux sociaux et la vulnérabilité des victimes face à la diffusion non consentie d'images intimes.
"We aggregate wires to encourage regional discovery, sending readers directly back to the original source to explore full coverage."
This is a normalized overview of the breaking feed event. The complete, official release detailing all points, background context, and statements remains hosted by the original publisher.