WIRE — INFRASTRUCTURES À THIÈS Entre modernisation et défis de maintenance   À un peu plus d'un an des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026, Thiès confirme son statut de place forte du sport sénégalais. Entre projets de modernisation, renforcement des capacités de formation et contraintes de gestion des infrastructures, la capitale du Rail entend relever le défi d'accueillir les grandes compétitions tout en consolidant son rôle de pôle de développement sportif.   Longtemps considérée comme un centre névralgique de la formation sportive, Thiès se prépare à jouer un rôle majeur dans l'organisation des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026. Des infrastructures historiques aux nouveaux projets d'investissement, la ville affiche des ambitions élevées. Mais cette dynamique se heurte encore à des défis liés au financement et à l'entretien des équipements. Créé en 1971 à l'initiative du président Léopold Sédar Senghor, le Centre national d'éducation populaire et sportive (CNEPS) demeure la principale école de formation des cadres du sport au Sénégal. Depuis plus d'un demi-siècle, l'établissement forme les futurs professeurs d'éducation physique et sportive ainsi que les professionnels appelés à encadrer les disciplines sportives. Sous la direction de Nalla Socé Tall, le centre accueille notamment la SEED Academy, spécialisée dans la formation de jeunes basketteurs de haut niveau. Cette année, le CNEPS compte 142 élèves-professeurs en formation avant leur intégration dans les établissements scolaires relevant du ministère de l'Éducation nationale. L'établissement nourrit également un important projet de modernisation. Un investissement de plus de 20 milliards de francs CFA, financé avec l'appui de la République populaire de Chine, devrait permettre sa transformation en un complexe sportif répondant aux standards internationaux. À terme, les autorités souhaitent faire du CNEPS un centre comparable à l'Institut national du sport, de l'expertise et de la performance (INSEP) en France, capable d'accueillir des stages de préparation de sélections africaines et internationales, tout en développant le tourisme sportif. Autre infrastructure stratégique, le stade Lat Dior accueille une grande diversité de disciplines, allant du football au handball, en passant par le badminton, les arts martiaux ou encore le futsal. Sous la responsabilité d'Iba Mar Ndiaye, l'infrastructure est régulièrement sollicitée par les équipes nationales, notamment la sélection de futsal actuellement en préparation pour ses prochaines échéances internationales. Si le stade répond aux exigences sportives actuelles, son entretien demeure une préoccupation majeure. La répartition des responsabilités entre le ministère chargé des Sports et la Fédération sénégalaise de football (FSF) complique parfois la prise en charge des opérations de maintenance, indispensables à la conservation des installations. Au stade municipal Maniang Soumaré, dirigé par Doudou Sow, les préoccupations concernent davantage les coûts de fonctionnement. Grâce au programme FIFA Forward, mis en œuvre sous la présidence d'Augustin Senghor à la tête de la FSF, l'enceinte avait bénéficié, il y a huit ans, de la pose d'une pelouse synthétique. Cet investissement lui permet depuis d'accueillir régulièrement des rencontres du championnat professionnel. Aujourd'hui, les responsables cherchent surtout à maîtriser les charges liées à l'exploitation du stade. Les dépenses générées par l'éclairage nocturne représentent une part importante du budget de fonctionnement. Pour y remédier, un projet de modernisation énergétique est actuellement à l'étude. L'objectif est de réduire la consommation d'électricité, de diminuer les coûts d'exploitation et de garantir la tenue des compétitions en soirée dans de meilleures conditions. Pour les autorités sportives locales, les investissements engagés dépassent le simple cadre des infrastructures. Ils s'inscrivent dans une stratégie de promotion de la jeunesse à travers le sport, mais aussi dans la perspective des Jeux olympiques de la jeunesse. À l'approche de ce rendez-vous international, Thiès veut démontrer qu'elle dispose des équipements, des compétences humaines et de l'expertise nécessaires pour accueillir des compétitions de haut niveau. Au-delà de l'échéance de 2026, les responsables locaux espèrent faire de la capitale du Rail un véritable pôle régional de formation et de préparation sportive, capable d'accompagner durablement le développement du sport sénégalais et de renforcer son rayonnement sur la scène africaine et internationale. NDEYE DIALLO (THIES) Section:social

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