WIRE — L'accès à l'eau courante revenait à la normale mercredi à Bamako après des coupures massives à travers la ville depuis dimanche en raison d'un acte de sabotage sur une ligne électrique alimentant la capitale, ont constaté des journalistes de l'AFP. Le réseau électrique, totalement interrompu pendant plusieurs jours, demeure cependant très perturbé. Cette pénurie électrique a entraîné l'arrêt de la fourniture en eau courante dans la capitale et pendant plusieurs jours, les Bamakois ont dû se tourner vers des fourrages privés pour se fournir en eau. Réactions des autorités sur la situation de l'eau "Nous avons eu du carburant pour remettre nos turbines en marche. Nous avons pris des mesures pour ne plus dépendre complètement d'Energie du Mali (EDM). Là, nous sommes opérationnels à 100%", a affirmé à l'AFP un responsable technique de la société de gestion de l'eau potable du Mali, la Somagep. Cette nouvelle est accueillie avec soulagement par des habitants interviewés par l'AFP, en pleine saison chaude. "Heureusement que tout est revenu à la normale. C'était irrespirable à la maison", se réjouit une Bamakoise qui n'avait pas pu se laver pendant plusieurs jours et parlant sous couvert d'anonymat en raison du contexte sécuritaire. "L'eau qu'on pouvait avoir au fourrage du voisin, avec le nombre de personnes dans le rang, nous servions juste pour la cuisine et l'eau de boisson", poursuit-elle. Un responsable de l'hôpital du District de Bamako a raconté à l'AFP avoir donné de l'eau de forage aux patients faute d'eau courante. "Nous avons un fourrage dans l'hôpital du district pour l'approvisionnement des sanitaires et pour l'hygiène. Habituellement, nous ne conseillons pas la consommation de son eau aux malades, mais, avec deux jours de coupure de robinet, que pouvions-nous ?" explique-t-il. Contexte sécuritaire et économique du Mali Cette coupure intervient alors que les djihadistes du JNIM, affilié à Al-Qaïda, imposent depuis plusieurs mois des blocus routiers sur les principaux axes menant à la capitale malienne, brûlant des dizaines de voitures, de camions de marchandises et de carburant pour asphyxier l'économie. Le Mali est en proie depuis 2012 à une profonde crise sécuritaire infantile notamment par les violences de groupes affiliés aux organisations djihadistes Al-Qaïda et État islamique, ainsi que de groupes criminels communautaires et de mouvements touaregs indépendantistes. Elle s'ajoute à une grave crise économique.
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