WIRE — Les pays de l'Otan se retrouvent mardi et mercredi en sommet à Ankara avec un objectif central: éviter que cette réunion ne déraille sous les coups de boutoir de Donald Trump. Pour tenter de l'amadouer, les Européens comptent démontrer, milliards de dollars à l'appui, leur sérieux à monter en puissance dans la défense de leur continent. Trump reste entièrement engagé envers l'Alliance, selon Mark Rutte Le président américain Donald Trump est toujours entièrement engagé envers l'Otan, a affirmé le secrétaire général de l'Alliance atlantique Mark Rutte mercredi matin. Ce dernier s'est exprimé face à la presse en ouverture d'une réunion des 32 dirigeants des États membres de l'organisation transatlantique, au deuxième jour de son sommet annuel à Ankara, en Turquie. À son arrivée dans la capitale turque mardi, Donald Trump a déclaré avoir été "très déçu par l'Otan". En colère contre l'Europe, qu'il accuse de l'avoir laissé tomber pendant la guerre en Iran, le président américain n'est toutefois pas allé cette fois au-delà des critiques qu'il lance depuis des semaines. Également interrogé sur le Groenland, le milliardaire avait réitéré qu'il devrait selon lui être "contrôlé par les États-Unis", mais sans ajouter les menaces proférées en début d'année. Selon Mark Rutte, Washington reste cependant "sans aucun doute" engagé envers l'Alliance". "L'Otan existe aussi pour défendre les intérêts des États-Unis", a-t-il ajouté. Le président des États-Unis a toutefois "toujours des attentes" quant aux dépenses de défense des membres européens de l'Alliance et du Canada, a nuancé M. Rutte. "Le Groenland n'est pas à vendre", affirme la Première ministre danoise "Le Groenland n'est bien évidemment pas à vendre", a réaffirmé mercredi la Première ministre danoise Mette Frederiksen au sommet de l'Otan à Ankara, en réponse à de nouvelles déclarations de Donald Trump. "J'ai entendu le président américain hier, et je pense que la position des États-Unis est malheureusement très claire sur ce sujet, et notre position est tout aussi claire depuis le début: le Groenland n'est bien évidemment pas à vendre", a-t-elle dit devant la presse à son arrivée. Mardi à Ankara, Donald Trump a réitéré que le territoire autonome danois devrait selon lui être "contrôlé par les États-Unis", mais sans les menaces proférées en début d'année. "Nous espérons que tout le monde, y compris tous les alliés, respectera le droit des Groenlandais à l'autodétermination. Nous sommes un État souverain et nous avons besoin du respect de tous pour notre intégrité territoriale et notre souveraineté", a insisté Mette Frederiksen. Elle a estimé que l'article 5 du traité de l'Otan, qui prévoit la défense mutuelle entre alliés en cas d'attaque, était l'"assurance" de ses membres. Interrogée sur la fréquente mise en doute de la portée de cet article par les États-Unis de Donald Trump, elle a éludé: "Je n'ai pas entendu qu'ils n'étaient pas attachés au respect de l'article 5". www.dakaractu.com
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