WIRE — Le retour de députés titulaires après leur passage au gouvernement entraîne le départ de leurs suppléants de l'Assemblée nationale. Selon Les Échos, une instruction signée par El Malick Ndiaye avant sa démission de la présidence de l'institution fixe les modalités de fin de suppléance, avec des avantages financiers et administratifs importants pour les députés dits "coiffeurs". Le retour des titulaires bouleverse l'hémicycle Les retours d'Ousmane Sonko, Amadou Bâ et Momar Talla Ndao à l'Assemblée nationale ont entraîné l'éjection de leurs suppléants respectifs. D'après Les Échos, Ismaïla Wone, Amadou Mbaye Dia et Abdoulaye Thomas Faye sont concernés par cette situation. Ces suppléants avaient occupé les sièges des titulaires durant plusieurs mois, avec les salaires et avantages liés à la fonction parlementaire. Leur départ soulève désormais une question : que deviennent-ils une fois que le député titulaire reprend sa place ? Une instruction signée avant le départ d'El Malick Ndiaye Selon Les Échos, juste avant de démissionner de son poste de président de l'Assemblée nationale, El Malick Ndiaye a signé une Instruction générale de bureau destinée à encadrer la fin de suppléance et la réintégration des députés titulaires. Le journal précise que le 24 mai 2026, El Malick Ndiaye avait convoqué le bureau de l'Assemblée nationale avant d'annoncer sa démission. Il avait ensuite laissé le premier vice-président, Ismaïla Diallo, poursuivre les travaux. Mais le même jour, une instruction a été signée pour déterminer les modalités de départ des suppléants et les avantages à leur accorder. Une indemnité équivalente à au moins six mois de salaire L'un des points les plus marquants de cette instruction concerne l'indemnité de fin de suppléance. Selon Les Échos, le député suppléant sortant, surnommé "coiffeur", ne repart pas les mains vides. Dès que le député titulaire est admis à reprendre son siège, au moins six mois du salaire perçu par le suppléant doivent lui être versés. Ce paiement doit intervenir en une seule fois, dans un délai d'un mois suivant la fin effective de la suppléance. Le montant exact est arrêté par le Bureau de l'Assemblée nationale, sur proposition des questeurs. Il tient compte de la durée réelle de la suppléance et des conditions dans lesquelles elle s'est déroulée. Des avantages maintenus après la fin du mandat L'indemnité de fin de suppléance s'ajoute à tout solde d'indemnité parlementaire éventuellement dû au suppléant. Mais ce n'est pas le seul avantage prévu. D'après Les Échos, l'instruction prévoit aussi le maintien du passeport diplomatique du député suppléant jusqu'à la fin de validité du document. Le texte prévoit également que l'Assemblée nationale continue d'assurer les garanties bancaires et autres engagements financiers contractés auprès d'institutions financières avant l'expiration du mandat du suppléant. www.dakaractu.com
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