WIRE — Escroquerie présumée à Pikine Deux femmes soupçonnées d'avoir mis en place un système de faux financements à Pikine ont été interpellées par les éléments du commissariat d'arrondissement de Pikine. Elles sont poursuivies pour escroquerie et abus de confiance sur des dizaines de victimes, dont le préjudice est estimé à plusieurs millions de francs CFA. L'affaire est partie d'un soit-transmis du parquet du Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye demandant l'arrestation des nommées N. P. Ndao et S. Gueye. Les deux femmes sont accusées d'avoir ouvert une agence à Pikine où elles promettaient des financements à des femmes, à condition que celles-ci effectuent des versements périodiques destinés à constituer un apport personnel. Après avoir encaissé les cotisations, elles auraient disparu sans honorer leurs engagements. Selon les premiers éléments de l'enquête, N. P. Ndao, présentée comme une habituée des faits, avait déjà été déférée à deux reprises devant le parquet dans d'autres procédures. Les investigations menées par les policiers ont permis de localiser S. Gueye dans une maison située à la cité Alioune Sow, derrière le commissariat de la localité. Une équipe de la brigade de recherches s'est rendue sur place et a procédé à son interpellation. Dans un premier temps, la jeune femme, née en 2004 et se présentant comme secrétaire, a nié toute implication dans cette affaire. Elle a affirmé n'avoir été qu'une simple employée et a refusé d'indiquer où se trouvait sa présumée complice. ...Conduite dans les locaux du commissariat, elle a finalement accepté de collaborer avec les enquêteurs. Elle les a conduits jusqu'à un domicile de la cité Alioune Sow où N. P. Ndao, née en 1997 et commerçante, a été arrêtée à son tour. Entendue par les enquêteurs, cette dernière a reconnu devoir de l'argent aux plaignants. Elle a toutefois soutenu que les fonds étaient détenus par d'autres membres de la structure qui auraient cessé de cotiser après avoir perçu leur part. Les investigations ont permis d'établir que les deux mises en cause géraient une structure de financement dénommée Manko Groupe. Pour recruter de nouveaux adhérents, elles diffusaient des vidéos sur TikTok promettant des financements attractifs. Les personnes intéressées devaient d'abord verser des sommes comprises entre 5 000 et 10 000 F CFA, puis poursuivre des cotisations régulières dans l'espoir d'obtenir un financement. Selon les enquêteurs, plusieurs victimes ont cotisé pendant des années sans jamais bénéficier des financements promis ni récupérer leurs économies. Le préjudice est évalué à plusieurs millions de francs CFA. Outre une dizaine de soit-transmis émanant du parquet, les deux femmes font également l'objet d'une trentaine de plaintes enregistrées au commissariat d'arrondissement de Pikine. À l'issue de leur audition, elles ont été placées en garde à vue pour escroquerie et abus de confiance. Elles devraient être déférées devant le parquet à la fin de l'enquête. Section:social
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