WIRE — © Journal de KinshasaÀ l'issue d'une réunion tenue le week-end dernier avec Martin Fayulu, Delly Sesanga, Jean-Marc Kabund, ainsi que des représentants de Moïse Katumbi et d'Augustin Matata Ponyo, la coalition C64 a confirmé le maintien de sa marche pour le mercredi 22 juillet 2026. Son objectif reste même : dire non à toute tentative de changement de la Constitution et exiger le départ du Président Félix Tshisekedi. La décision de la C64 intervient après l'audience présidentielle avec les confessions religieuses, vendredi 17 juillet dernier, à la Cité de l'Union africaine à Kinshasa. Le Chef de l'État avait pourtant annoncé la tenue d'un dialogue national " inclusif, apaisé et résolument républicain ". Contre toute attente, l'initiative présidentielle n'a pas suffi à désamorcer la crise. Pour l'opposition, le dialogue ne peut masquer ce qu'elle qualifie de " manœuvre constitutionnelle ". La C64 persiste et signe. Elle appelle la population à se mobiliser dans le respect des libertés garanties par la loi fondamentale. Cap sur le Palais de la Nation À Kinshasa, les organisateurs ont fixé le point de chute de la manifestation au Palais de la Nation, où ils entendent déposer un mémorandum adressé directement à Félix Tshisekedi. Dans ce document, la C64 exigera la démission du Président, accusé de " trahison du serment constitutionnel ". Pour l'opposition, toute révision ou changement de la loi fondamentale vise à permettre à l'actuel Chef de l'État de briguer un troisième mandat. Depuis plusieurs semaines, les débats autour de la Constitution empoisonnent l'espace politique congolais. Si le pouvoir dément toutes les accusations de ses adversaires politiques, l'opposition, elle, y voit la preuve d'un projet de pérennisation. Dans ce bras de fer, la rue devient l'arène. La marche du 22 juillet est présentée comme une réponse citoyenne, un baromètre de la contestation face à ce que l'opposition nomme de " dérive ". Par ailleurs, le pays se retrouve face à deux trajectoires opposées. D'un côté, le pouvoir propose un cadre de concertation validé par les églises. De l'autre, l'opposition choisit la pression populaire. Pendant ce temps, plusieurs figures de la C64, dont Fayulu, Kabund ou Sesanga, ont pourtant réclamé un dialogue ces derniers mois. Les prochains jours seront cruciaux. Le ton de la mobilisation, la réaction des autorités et la position des partenaires internationaux détermineront si le pays s'achemine vers une détente ou vers une nouvelle crise politique.

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