WIRE — © Journal de KinshasaLe cortège de Martin Fayulu, président du parti de l'opposition ECiDé et figure de la coalition Article 64 pour l'ordre constitutionnel (C64), a été pris pour cible ce jeudi 9 juillet 2026, devant le Palais de Justice à Kinshasa. Selon Prince Epenge, l'attaque est survenue alors que l'opposant rentrait de la conférence de presse organisée au CEPAS. Des individus présentés comme des membres de la " Force du Progrès ", les jeunes du parti présidentiel UDPS, sont pointés comme responsables. " Trois militants ont été grièvement blessés " et évacués d'urgence vers l'hôpital Olympic. Réunis devant les journalistes, Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Delly Sesanga, les représentants de Moïse Katumbi et Matata Ponyo ont fait le point sur leur position après la rencontre avec Évariste Ndayishimiye, Président du Burundi et Président en exercice de l'Union Africaine (UA). Sur ce, les opposants se disent ouverts à un dialogue politique, mais posent une condition préalable : l'abandon public et définitif du projet de changement de la Constitution par le Président Félix Tshisekedi. Un projet que la C64 qualifie de " dangereux ", dans un contexte où une partie du territoire national reste occupée. L'attaque du cortège de Fayulu intervient donc dans un climat de forte tension entre le pouvoir et l'opposition, sur fond de revendications constitutionnelles et de mobilisation annoncée. Rencontre avec Ndayishimiye : la C64 pose ses conditions au dialogue Pour l'opposition, c'est le Chef de l'État Burundais qui a initié la rencontre, dans le cadre des consultations qu'il mène sur la crise en République démocratique du Congo, après ses échanges avec Félix Tshisekedi. Pour la circonstance, les dirigeants de la C64 disent avoir dressé un diagnostic sévère de la situation. Pour eux, la crise congolaise est à la fois militaire, sécuritaire et constitutionnelle ; mais aussi une crise de gouvernance et de légitimité des institutions. En effet, cette structure de l'opposition dénonce " l'échec " des processus de Nairobi, Luanda, Doha et Washington, accusés de n'avoir traité que la dimension militaire. Ils ont également exigé la libération des prisonniers politiques, la fin des poursuites à caractère politique et le respect des libertés publiques comme préalables à tout dialogue sincère. " Que personne ne se méprenne. En acceptant cette invitation, la C64 n'a ni négocié ses convictions, ni marchandé son combat ", ont-ils insisté. C'est dans cette logique que la coalition a confirmé la tenue d'une grande marche pacifique le 22 juillet 2026 vers le Palais de la Nation. Après la journée ville morte du 3 juin et le sit-in du 12 juin 2026, la C64 appelle à une mobilisation massive pour dire non au coup d'État constitutionnel, à la confiscation de la souveraineté populaire et à la mauvaise gouvernance. Bien plus, elle exigera la démission de Félix Tshisekedi " pour trahison de son serment constitutionnel ".

"We aggregate wires to encourage regional discovery, sending readers directly back to the original source to explore full coverage."

This is a normalized overview of the breaking feed event. The complete, official release detailing all points, background context, and statements remains hosted by the original publisher.