WIRE — La Côte d'Ivoire poursuit ses efforts pour permettre à ses ressortissants en détresse dans les pays arabes et d'Afrique du Nord, notamment, de regagner le pays.Avec l'appui de ses partenaires techniques et financiers, notamment l'Organisation internationale pour les migrations (Oim) et l'Union européenne, elle organise le retour et la réinsertion des migrants en difficulté. Dans ce cadre, le 13 août, 119 Ivoiriens, à savoir 79 hommes, 18 femmes et 22 mineurs, sont rentrés de la Libye.Ils ont été accueillis au Terminal 2 de l'aéroport international Félix Houphouët-Boigny par le ministre délégué, chargé des Ivoiriens de l'extérieur, Adama Dosso.Pour ce dernier, ce retour n'est pas une première. " Depuis le début de l'année, nous avons enregistré plus de 4 000 retours de nos compatriotes qui étaient candidats à la traversée du désert de l'Atlantique et qui, malheureusement, ont connu des fortunes diverses ", a-t-il expliqué. Avant de rappeler qu'un groupe de 146 Ivoiriens était rentré du Niger, deux jours avant.Selon Adama Dosso, ces jeunes, poussés par la recherche de " l'eldorado " et du bien-être, ont tenté l'aventure migratoire avec des issues parfois dramatiques, notamment des pertes en vie humaine. Ainsi, ceux qui choisissent de revenir bénéficient, avec l'appui de l'Oim et de l'Union européenne, d'un accompagnement destiné à favoriser leur réinsertion." À leur arrivée, les migrants sont notamment profilés par les structures compétentes, avant d'être orientés vers des dispositifs de prise en charge et de formation professionnelle. L'objectif est de leur permettre d'apprendre un métier et de reconstruire leur avenir en Côte d'Ivoire ", précise-t-il.**media[290621]**Au nombre des personnes de retour, Yébé Noussa Gouahouné, 54 ans, a livré un témoignage poignant sur son parcours. Partie en Tunisie en 2018, elle affirme y avoir vécu une période relativement paisible avant que sa situation ne se dégrade.Alors qu'elle quittait son travail d'aide à domicile en taxi, elle dit avoir été arrêtée, conduite dans un véhicule, puis transférée vers un poste où se trouvaient plusieurs Ivoiriens. " Ensuite, ils nous ont emmenés en Libye et nous ont vendus comme esclaves et emprisonnés, exigeant une rançon à nos familles ", raconte-t-elle.De retour au pays grâce aux efforts du gouvernement, elle appelle à rester en Côte d'Ivoire qu'elle considère aujourd'hui comme " un eldorado ".
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