WIRE — Dans les régions du Tchologo et du Bounkani, 50 chefs traditionnels et guides religieux bénéficient dune formation destinée à renforcer leur rôle dans la prévention des conflits et la promotion de la cohésion sociale. Cette initiative, portée par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en partenariat avec le Médiateur de la République et les autorités administratives locales, vise à faire des leaders communautaires des acteurs clés de la lutte contre les discours de haine et lextrémisme violent.Dans le nord-est de la Côte dIvoire, les chefs traditionnels et les guides religieux demeurent des figures dinfluence incontournables. Leur proximité avec les populations et leur capacité à mobiliser les communautés en font des acteurs privilégiés dans la prévention des tensions sociales et le règlement des différends.Conscient de cette réalité, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), en collaboration avec le Médiateur de la République et les autorités administratives locales, a engagé une vaste opération de renforcement des capacités de ces leaders communautaires dans les régions du Tchologo et du Bounkani.Lancée le 10 août 2026 dans le Tchologo, cette initiative sest poursuivie les 13 et 14 août à Bouna, avec la participation de 50 chefs traditionnels et guides religieux issus des deux régions.Renforcer les capacités face aux discours de haineLobjectif principal de cette formation est de permettre aux participants de mieux comprendre les mécanismes des discours de haine et didentifier les expressions et les messages susceptibles dalimenter les divisions au sein des communautés.Au cours des différentes sessions, les bénéficiaires ont été sensibilisés au champ lexical des discours haineux ainsi quaux méthodes permettant de déconstruire les messages porteurs dintolérance.Lapproche retenue repose sur le développement de contre-narrations adaptées aux réalités socioculturelles locales. Il sagit notamment délaborer des messages alternatifs capables de promouvoir la tolérance, le dialogue et le vivre-ensemble.Les participants ont également été formés à lutilisation des canaux traditionnels et modernes de communication afin dassurer une diffusion plus efficace des messages de paix auprès des populations.La médiation communautaire au cœur du dispositifAu-delà de la lutte contre les discours de haine, une place importante a été accordée à la médiation communautaire.Cette composante vise à renforcer les compétences des chefs traditionnels et des responsables religieux en matière de gestion pacifique des conflits. Lambition est de leur permettre dintervenir plus efficacement dans les situations de tension et de contribuer à la recherche de solutions consensuelles au sein des communautés.Dans des zones parfois confrontées à des défis sécuritaires et à des risques de radicalisation, le rôle des autorités coutumières et religieuses apparaît plus que jamais déterminant.En investissant dans le renforcement de leurs capacités, le PNUD et ses partenaires entendent sappuyer sur des relais locaux crédibles pour diffuser des messages alternatifs aux discours de haine et aux idéologies extrémistes.Cette activité sinscrit dans le cadre du projet intitulé " Prévenir et répondre à lextrémisme violent dans le corridor atlantique ", mis en œuvre avec lappui financier du Royaume du Danemark et de la Norvège.À travers cette initiative, les partenaires réaffirment leur volonté de consolider les mécanismes locaux de prévention des conflits et de faire de la paix un engagement partagé par tous les acteurs de la société.Une correspondance de Tommy Korona
"We aggregate wires to encourage regional discovery, sending readers directly back to the original source to explore full coverage."
This is a normalized overview of the breaking feed event. The complete, official release detailing all points, background context, and statements remains hosted by the original publisher.