WIRE — Rentrant de son service, NadègeAya Oka, fonctionnaire au ministère des Mines, du Pétrole et de lEnergie, faisait lobservation suivante, à 12 jours de la célébration des 66 ans de la Côte dIvoire indépendante : " Cette année, lindépendance sera fêtée partout. Cela se sent. Ici, à Port-Bouët même, on voit des drapeaux dans tous les quartiers, contrairement au passé ".Le 7 août 2026, la remarque de Nadège a pris la forme dune réalité palpable. On peut le dire, cette date aura été celle de la proximité et de la cohésion. Par le discours du Président Ouattara et par lambiance vécue par la population.Depuis des décennies, jamais une fête nationale n'aura autant intéressé et impliqué la population ivoirienne. Les Ivoiriens se sont réconciliés avec la ferveur de la fête nationale. Yopougon aura été l'indicateur de la cohésion retrouvée. Des faits ne peuvent passer inaperçus pour étayer cela.Le vendredi 7 août 2026, à l'abattoir de Port-Bouët, dame Sandrine Adjobi, la cinquantaine, fait ses emplettes. Son habillement ne passe pas inaperçu. Il est aux couleurs nationales : orange, blanc et vert.À quelque 20 mètres d'elle, un jeune démarcheur arbore un boubou dans les mêmes couleurs, mais dans une disposition contraire, vert, blanc orange. Il est automatiquement rappelé à l'ordre. Séance tenante, il replace son vêtement de drapeau dans la bonne disposition. L'ambiance est bonne et le petit monde pousse des cris de joie.À côté, le grand maquis offrant principalement de la viande de bétail à la braise, le son des enceintes, tiré d'un répertoire adapté en rajoute à la fête. Dans certaines voitures, au parking, on peut apercevoir le drapeau ivoirien, décorant l'intérieur.22 Kilomètres plus loin, nous sommes aux Deux-Plateaux, dans la commune de Cocody. Dans les rayons d'une grande surface, on croirait à un jour de match de l'équipe nationale masculine de football. Plusieurs clients de ce magasin sont en maillot des Éléphants. Hommes comme femmes.À l'espace gastronomique de ce supermarché, c'est une ambiance de fête. La musique ivoirienne distillée est celle des premières années d'indépendance de la Côte d'Ivoire et des années 80 et 90.Allah Thérèse dans "Fondio", Mamadou Doumbia avec "Africa", Wedji Ped dans "Indépendance", Paul Wassaba pour "Wodassa loho gba", Reine Pélagie avec "Biandè", Alpha Blondy sur le titre "Jah Houphouët-Boigny nous parle", ou Monique Séka dans "Missounwa", font esquisser des pas de danse aux vendeuses et quelques clients.Un peu plus au nord des Deux-Plateaux, à Angré, toujours à Cocody, à la cité Bonheur, un locataire a " enveloppé " toute la devanture de sa maison du drapeau orange, blanc, vert. Les autres se sont contentés d'un drapeau à l'entrée. Au marché Cocovico, c'est l'embouteillage sur la voie centrale. Quelques magasins ouverts ce jour de fête distillent la musique des années d'accession à l'indépendance.À Yopougon, la fête, commencée depuis des jours, a connu un pic la veille, le 6 août, à travers le concerto de l'indépendance.Après la célébration officielle sur l'autoroute de la Solidarité, les espaces de loisir ont été pris d'assaut. À l'image de ce descriptif de la capitale économique, c'est tout le pays qui a connu une effervescence remarquable. La date de vendredi, début de fin de semaine, a facilité les choses. Sans oublier la bénédiction que représente ce jour de prière pour les fidèles musulmans.Le thème de la cohésion a été vécu par les partis politiques. Si ceux-ci ont été impliqués dans les préparatifs à l'initiative de la mairie de Yopougon, sous l'impulsion du Chef de l'État, ils se sont surtout manifestés, en participant, pour la première fois, au défilé. Le Parti démocratique de Côte d'Ivoire-Rassemblement démocratique africain (Pdci-Rda), le Congrès panafricain pour la justice et l'égalité des peuples (Cojep), l'Union démocratique et citoyenne (Udcy), etc.En plus de l'effervescence observée cette année, la 66e célébration de la fête de l'indépendance de la Côte d'Ivoire a été celle d'une proximité sans pareil. Proximité d'un Président de la République avec son peuple. Ce, à travers son adresse à la nation de la veille, le jeudi 6 août.Le Chef de l'État, Alassane Ouattara, commence son discours par une interpellation inhabituelle. Il cite nommément les acteurs laborieux de la nation. Agriculteurs, ouvriers, commerçants entrepreneurs, enseignants, personnel de santé, fonctionnaires, artisans, artistes, jeunes, femmes.Il n'oublie pas " tous ceux qui, dans chaque village, chaque quartier et chaque commune, contribuent, souvent dans l'ombre, au progrès de notre pays. Cette fête nationale est la vôtre ". Quand il finit de dire cela, le Président Ouattara va plus loin. Évoquant les sujets qui préoccupent la population.Les inondations, en honorant la mémoire des disparus, mais en se projetant pour que pareille situation soit évitée à travers les travaux de drainage et d'assainissement qu'il a commandités. Pour les déguerpissements, il évoque la situation de Koumassi, un cas précis, qui est en cours de traitement de manière méthodique.Le Président de la République sait que les Ivoiriens attendent les retombées des performances réalisées par le pays. " Cette performance n'a de sens que si elle améliore concrètement la vie de nos concitoyens ", déclare-t-il.Des propos pragmatiques qui touchent le quotidien. Alassane Ouattara, de par les fondamentaux robustes acquis depuis sa présidence, est un homme prêt à donner le meilleur de lui-même.Sa détermination, sa proximité avec les réalités de chaque citoyen sont encore traduites à la fin de son adresse : " À notre jeunesse... À nos femmes... À nos entrepreneurs... À nos agriculteurs... Et à chacune et chacun d'entre vous, je veux dire que notre avenir commun se construira dans l'unité, le travail, la discipline, la solidarité et la confiance ".Un discours pratique, proche de la population et plein d'espoir.

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