WIRE — Citant lAgence France presse (AFP), Libération se fait écho de ce que le 9 août 2026, "Nétanyahou " rejette " le plan américain pour Gaza accepté par le Hamas, conditionnant tout retrait israélien à un " véritable " désarmement". Ce rejet israélien enferme Gaza dans la poursuite des bombardements et repousse toute perspective de retrait. Les deux parties se retrouvent donc face au choix entre une escalade militaire ou un retour à la table de négociation, mais sur des bases encore plus dures.Selon Reuters, Israël a rejeté le plan en 15 points du "Conseil de la paix" du Président américain, Donald Trump. Le Premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou, a déclaré que l'armée ne se retirera pas du territoire tant que le Hamas ne se sera pas entièrement désarmé. Fin juillet, Donald Trump avait pourtant présenté comme une avancée décisive un accord de désarmement progressif conclu au Caire avec les médiateurs. Le Hamas affirme de son côté vouloir s'en tenir à la feuille de route convenue il y a 10 jours et appelle Washington à faire pression sur Israël.Les législatives du 27 octobre en Israël... Le refus israélien s'inscrit dans un contexte de forte pression politique à moins de trois mois des élections législatives du 27 octobre prochain. Le Monde note que la coalition que dirige Benyamin Nétanyahou n'offre aucune alternative à un statu quo inacceptable et que la campagne électorale est plutôt "propice à une détestable surenchère". Adopter une ligne dure répond donc à une nécessité électorale : montrer qu'aucun retrait ne se fera sans garanties maximales.C'est ce qui explique, le média français, les trois lignes rouges posées à Washington. L'armée craint de ne plus pouvoir intervenir rapidement et veut conserver la liberté d'y frapper "toute menace". Israël exige que les armes du Hamas soient détruites et pas seulement mises sous clé. Il s'inquiète aussi de l'implication du Qatar et de la Turquie dans la vérification. Benjamin Nétanyahou défend par ailleurs une extension des opérations militaires et la prise de contrôle de la totalité de l'enclave, présentée comme le "meilleur moyen de terminer la guerre".Statu quo sur le terrainÀ Gaza, les frappes israéliennes continuent malgré le cessez-le-feu accepté en octobre dernier. Selon le ministère de la Santé de Gaza, cité par Gaza Herald le 2 août 2026, 1 230 Palestiniens ont été tués et 4 076 blessés depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu le 10 octobre 2025, tandis que 804 corps ont été retrouvés. Des dépêches Reuters et des reprises AFP indiquent, par ailleurs, que les frappes israéliennes se sont poursuivies début août, notamment à Gaza-ville, Deir al-Balah, Khan Younis et al-Mawasi, et que l'armée israélienne conditionne tout retrait à un désarmement complet du Hamas. Le projet de déploiement d'une force internationale de stabilisation est resté lettre morte et le Conseil de la paix qualifie le processus de " lent, fastidieux et technique ".Quelles options désormais pour les deux partiesAvec ce rejet, les marges de manœuvre se réduisent. Pour Israël, la première option est de poursuivre l'offensive militaire. Nétanyahou mise sur une opération "assez rapide" pour détruire les derniers bastions du Hamas, une voie privilégiée pour éviter toute concession avant les élections. La seconde option consiste à renégocier le plan Trump en l'amendant, afin de conserver toute sa marge de manœuvre dans l'enclave sans désavouer le président américain.Pour le Hamas, la première voie est de s'en tenir à l'accord de désarmement progressif. Le mouvement dit vouloir respecter la feuille de route et attend des médiateurs et des États-Unis qu'ils fassent pression sur Israël. C'est sa seule carte diplomatique actuelle. La seconde serait de geler toute concession et de revenir à la logique d'affrontement. Sans retrait israélien, le Hamas perd en effet l'incitation au désarmement. Le Monde souligne que l'acceptation d'un désarmement, "à condition qu'il soit effectif, n'en est pas moins une concession importante", mais elle devient caduque si Israël ne bouge pas.Du côté des médiateurs et des États-Unis, le risque est celui d'une "occasion manquée" si Washington ne s'implique pas davantage. Sans pression américaine directe sur Israël, le plan annoncé le 30 juillet restera sans effet.

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