WIRE — Le Réseau ivoirien de lutte contre les hépatites virales (Rilhvi) a lancé, le 27 juillet 2026, à Marcory, la 19e édition de ses Journées scientifiques. Une rencontre consacrée au renforcement de la prévention, du dépistage et de la prise en charge des hépatites B et C en Côte d'Ivoire." Une personne vivant avec une hépatite a besoin de soins, d'accompagnement et de respect, jamais de stigmatisation. " C'est l'un des messages forts délivrés par le professeur Yao Bathaix M. Fulgence, président du Réseau ivoirien de lutte contre les hépatites virales (Rilhvi), lors de la conférence de presse marquant le lancement officiel de cette nouvelle édition, qui s'est tenue jusqu'au 29 juillet 2026.Rappelons que cette 19e édition des Journées scientifiques du Rilhvi a réuni des acteurs du secteur de la santé, des partenaires financiers ainsi que des représentants de la société civile, avec l'objectif de renforcer les actions de prévention, de dépistage et de traitement des hépatites B et C, considérées comme un véritable enjeu de santé publique en Côte d'Ivoire.Placée sous le thème " Vers l'élimination des hépatites virales à l'horizon 2030 en Côte d'Ivoire ", cette rencontre a permis de faire le point sur la situation des hépatites virales dans le pays et de rappeler les actions nécessaires pour accélérer leur élimination.Dans son intervention, le professeur Yao Bathaix M. Fulgence a rappelé les principaux modes de transmission des hépatites B et C. Selon lui, l'hépatite B peut se transmettre de la mère à l'enfant, notamment par le sang, à travers l'utilisation d'instruments contaminés lors de certaines pratiques telles que la coiffure, le tatouage, l'excision ou la circoncision, ainsi que lors de rapports sexuels non protégés.Toutefois, cette maladie peut être prévenue grâce à la vaccination. Des traitements existent également pour contrôler les formes chroniques et réduire le risque de complications.Concernant l'hépatite C, le professeur a expliqué qu'elle se transmet principalement par le sang. Contrairement à l'hépatite B, il n'existe pas encore de vaccin contre ce virus. Les traitements disponibles permettent aujourd'hui de guérir plus de 95 % des personnes prises en charge.Ces infections peuvent évoluer pendant plusieurs années sans provoquer de symptômes apparents, avant d'être découvertes à un stade avancé, notamment au moment de l'apparition d'une cirrhose ou d'un cancer du foie.Face à cette situation, le président du Rilhvi a insisté sur la nécessité de renforcer le dépistage précoce et l'accès aux soins. Il a également tenu à combattre les idées reçues entourant ces maladies, notamment concernant leurs modes de transmission. " Les hépatites B et C ne se transmettent pas par les gestes ordinaires de la vie sociale. Les personnes vivant avec une hépatite doivent donc bénéficier d'un accompagnement médical et social, et non être victimes de stigmatisation ", a-t-il ajouté.Le professeur Yao Bathaix M. Fulgence a indiqué que la prévalence de l'hépatite B chronique se situe autour de 8 % de la population générale contre environ 3 % pour l'hépatite C. Ces chiffres traduisent l'ampleur du défi auquel le pays est confronté, particulièrement en ce qui concerne l'hépatite B. À cette forte prévalence s'ajoutent des insuffisances en matière de dépistage, d'orientation des patients et d'accès aux soins.Pour le Rilhvi, l'intensification de la sensibilisation, la vaccination, le dépistage précoce et l'accès équitable aux traitements doivent ainsi constituer des priorités.À l'issue de ces journées, les organisateurs ambitionnent de disposer de recommandations applicables, de priorités hiérarchisées et d'une feuille de route assortie d'indicateurs. Il faudra également mesurer le nombre de professionnels formés, de personnes sensibilisées et dépistées, mais aussi la proportion de personnes effectivement confirmées, orientées, traitées et suivies.À travers ces Journées scientifiques, le Réseau ivoirien de lutte contre les hépatites virales entend contribuer à l'accélération de la riposte nationale contre ces maladies.Aux côtés de ses partenaires et des autorités étatiques, le Rilhvi réaffirme ainsi son engagement en faveur de l'élimination des hépatites virales à l'horizon 2030, conformément aux objectifs fixés par l'Organisation mondiale de la santé (Oms).Epiphanie N'GUESSAN (stagiaire)

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