WIRE — Avec l'appui du Programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue), le ministère de l'Environnement et de la Transition écologique, à travers son Centre ivoirien antipollution (Ciapol), a organisé, le jeudi 6 août 2026, à Abidjan, un atelier sur la communication environnementale et la gestion des déchets plastiques.Destinée à l'Association des journalistes scientifiques de Côte d'Ivoire (Ajsci), cette formation a été l'occasion pour le ministre de l'Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, d'indiquer qu'il y a urgence à mener une action collective pour freiner les dangers liés à la pollution plastique.Il a notamment évoqué les micro-plastiques, qui touchent directement la santé humaine et alourdissent considérablement les dépenses publiques et sanitaires du pays. Il a révélé que 400 000 tonnes de déchets plastiques sont générées chaque année en Côte d'Ivoire. Plus de 50 % de ces déchets échappent aux réseaux de collecte et moins de 5 % sont recyclés.À l'en croire, la ville d'Abidjan produit à elle seule plusieurs centaines de tonnes de déchets plastiques par jour, provoquant l'obstruction des canaux, des inondations mortelles et une dégradation critique des milieux lagunaires et marins.Comme solution, le ministre a annoncé la construction, dans la région de Gbêkê, de la plus grande usine de recyclage de macro-déchets du pays. Il a également indiqué que le décret de 2013 prohibant la production, le transport et l'utilisation des sachets plastiques à usage unique serait fermement appliqué, ainsi que l'adoption de la Stratégie nationale 2030, axée sur la réduction à la source et le recyclage.Le directeur général du Ciapol, le professeur Bernard Ossey Yapo, a invité les journalistes scientifiques à contribuer à la vulgarisation des connaissances environnementales.Selon lui, ces derniers jouent un rôle très important. Ils sensibilisent les populations, influencent les comportements et contribuent directement à la protection de l'environnement.Saluant l'organisation dudit atelier, la présidente de l'Association des journalistes scientifiques de Côte d'Ivoire, Marcelle Aka, n'a pas caché sa satisfaction. Pour elle, nul doute que cette formation permettra de mieux comprendre les enjeux liés à la pollution plastique, d'améliorer les méthodes de travail et de diversifier les sources afin de produire des reportages plus documentés.Notons qu'une quarantaine de journalistes ont pris part à la formation.
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