WIRE — Dans la nuit du samedi 1er au dimanche 2 août 2026, au moins 52 personnes, dont des enfants, ont été enlevées à Kasuwar Daji, dans l'État de Zamfara, dans le nord-ouest du Nigeria, selon des habitants cités par l'AFP. L'armée nigériane, par la voix de son porte-parole, Olaniyi Osoba, a confirmé une attaque contre une base militaire et l'enlèvement d'un nombre indéterminé d'habitants. Dans un bilan mensuel publié le 31 juillet 2026, le Defence Headquarters nigérian, via le directeur des opérations médias de la défense, le major-général Michael Onoja, a affirmé que les forces de sécurité ont secouru en juillet 393 victimes d'enlèvements. Depuis janvier 2026, Amnesty International Nigeria estime qu'au moins 1 100 personnes ont été enlevées dans le nord du pays, tandis que le Resource Centre for Human Rights and Civic Education (CHRICED) évoque plus de 1 000 enlèvements à l'échelle nationale.Face à cette escalade, le gouvernement fédéral a lancé en juin 2026 sa "Stratégie Nationale Anti-Enlèvements". Portée par le Conseiller à la Sécurité Nationale, elle repose sur 4 axes : 1. Déploiement de commandements conjoints "Safe Corridor" dans le Nord-Ouest avec armée, police, DSS et gardes forestiers. 2. Traçage financier et gel des avoirs des réseaux de rançons, avec réaffirmation de l'interdiction de payer des rançons. 3. Déploiement de drones et de 2000 caméras de surveillance dans les zones à risque et création d'un centre national de gestion des crises 24h/24. 4. Mise en place de tribunaux spéciaux pour juger les suspects de kidnapping en 90 jours.Le 9 juillet 2026, au Thisday Dome d'Abuja, lors du sommet Arise News Town Hall sur la police d'État et la sécurité nationale, le gouverneur de Zamfara, Dauda Lawal, a défendu cette réforme, selon un communiqué du gouvernement de l'État de Zamfara et des comptes rendus de Premium Times. " Nous sommes appelés chefs de la sécurité de nos États respectifs ; toutefois, la chaîne de commandement et de contrôle n'est pas sous l'autorité des gouverneurs ", a-t-il déclaré. Le texte prévoit un système policier dual : maintien d'une police fédérale pour les crimes nationaux, création facultative d'une police dans chaque État, dirigée par un commissaire nommé par le gouverneur et confirmé localement, avec normes nationales et garde-fous contre les abus politiques.
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