WIRE — Le numérique nest plus seulement un outil technologique. Il devient un véritable accélérateur dautonomisation économique et de leadership féminin. Cest le message fort porté par la 4ᵉ édition du Salon des femmes dhonneur, organisée le 25 juillet 2026, à lAllocodrome de Yopougon Niangon-Sud par la Fondation Femmes dHonneur, sous la présidence de Samira Dakoury.Placée sous le thème " De Yopougon au monde : la femme qui ose le numérique ", cette rencontre a rassemblé des entrepreneures, des dirigeantes dorganisations féminines, des expertes du digital, des partenaires institutionnels et des professionnels des médias autour dune conviction commune : dans une économie de plus en plus digitalisée, la maîtrise des outils numériques constitue désormais un facteur déterminant de réussite.En ouvrant les travaux, la présidente de la Fondation Femmes dHonneur et commissaire générale du salon, Samira Dakoury, a exhorté les femmes à faire du numérique un levier de développement personnel et professionnel. " Notre ambition est simple : permettre à chaque femme doser, de se former et de croire en son potentiel ", a-t-elle déclaré, rappelant que les compétences digitales ouvrent aujourdhui laccès à de nouveaux marchés et à de nouvelles opportunités de création de richesse.Le panel central, animé par Nadine Zoro, présidente de DigiFemmes Côte dIvoire ; Rita Kwaminan Asman, présidente de lOng Faed, et Léopoldine Tossou, gérante dAshyr Consulting Group, a mis en évidence la profonde mutation que connaît lentrepreneuriat féminin. Pour les intervenantes, la transformation numérique des activités économiques modifie les modèles daffaires en offrant aux femmes la possibilité daccroître leur visibilité, de fidéliser leur clientèle et détendre leur marché bien au-delà des frontières nationales.Les panélistes ont insisté sur trois conditions essentielles pour tirer pleinement profit de cette révolution numérique : développer la confiance en soi, définir une vision entrepreneuriale claire et investir continuellement dans la formation. Selon elles, ces trois piliers permettent aux femmes de renforcer leur compétitivité dans un environnement économique où linnovation constitue un avantage décisif.Les échanges ont également rappelé que les défis de linclusion économique demeurent importants en Côte dIvoire. Bien quelles représentent près de la moitié de la population, les femmes restent encore insuffisamment présentes dans le secteur formel et rencontrent davantage de difficultés daccès au financement.Dans ce contexte, les technologies apparaissent comme un puissant levier de réduction des inégalités, en facilitant laccès aux marchés, aux réseaux professionnels, aux solutions de paiement et aux opportunités de formation.La cérémonie sest déroulée en présence de plusieurs personnalités, notamment Solange Aralamon, représentant Marie Laure NGoran, présidente de lUnjci, ainsi que de la représentante de la marraine de cette édition, Danielle Lidégoué Cissé.En clôture des travaux, Samira Dakoury a invité les participantes à transformer les contraintes en opportunités grâce au numérique et à poursuivre leur engagement en faveur de lentrepreneuriat et de linnovation. Au-delà des échanges et des témoignages, cette quatrième édition du Salon des Femmes dHonneur confirme une évolution de fond : le développement numérique saffirme désormais comme un catalyseur du leadership féminin.En donnant aux femmes les moyens de créer, dinnover, de communiquer et de conquérir de nouveaux marchés, la transformation digitale contribue à faire émerger une nouvelle génération de dirigeantes capables de participer pleinement à la croissance économique de la Côte dIvoire.Firmin NDri Bonfils
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