WIRE — La session conjointe du 9e Comité technique spécialisé dans les domaines des finances, des affaires monétaires, de la planification économique et de l'intégration, et du 5e Comité technique spécialisé dans les domaines du commerce, du tourisme, de l'industrie et des ressources minérales, se tient les 23 et 24 juillet 2026, au palais des congrès du Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire à Cocody.Cette rencontre initiée par la Commission de l'Union africaine (Ua) a pour thème : " Financer l'industrialisation de l'Afrique pour un développement durable ".Le ministre de l'Economie, des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, représentant le Premier ministre Robert Beugré Mambé, à l'ouverture des travaux, a exprimé sa gratitude à la commission pour la confiance placée en la Côte d'Ivoire. " Nous devons développer des chaînes de valeur régionales qui relient durablement nos économies les unes aux autres autour d'une nouvelle architecture financière africaine solide. Car aucun pays africain ne pourra à lui seul couvrir l'ensemble des besoins de financement d'une industrie moderne ", a déclaré l'émissaire du gouvernement ivoirien.Pour Adama Coulibaly, l'Afrique regorge d'immenses ressources naturelles, de terres agricoles, de ressources énergétiques, de minerais stratégiques et surtout dune population jeune, dynamique et entreprenante. Elle constitue également un vaste marché de plus de 1,5 milliard de consommateurs représentant une économie de plus de 3 400 milliards de dollars." Pourtant, notre continent ne représente encore qu'environ 2 % de la valeur manufacturière mondiale. L'Afrique continue de ne fournir au monde que de matières premières brutes, tandis qu'une grande partie de la valeur ajoutée des technologies et des emplois se créent hors de ses frontières ", a déploré le ministre.**media[288160]**Pour le ministre, aucune stratégie industrielle aussi ambitieuse soit-elle, ne produira les résultats attendus si elle ne repose pas sur une architecture financière suffisamment profonde, innovante et résolument orientée vers l'investissement productif. Malheureusement, l'Afrique pêche encore par l'insuffisance du financement, car les projets industriels restent confrontés au coût élevé du capital, à l'insuffisance de garantie, à la rareté des financements de longs termes et à la faible profondeur de nos marchés financiers.A l'en croire, il est urgent de co-construire des mécanismes de financement capables de soutenir durablement la transformation productive à travers le développement des marchés de capitaux en créant des instruments capables de réduire les risques et d'attirer les investisseurs privés.La mobilisation des ressources intérieures, indique-t-il, doit servir de catalyseur pour une mobilisation de financement à grande échelle. " Il nous faut renforcer l'efficacité de nos administrations fiscales et douanières, améliorer la gouvernance de nos ressources naturelles et mener une lutte sans relâche contre la fraude, l'évasion fiscale et les flux financiers illicites. Nous devons également encourager l'épargne institutionnelle, notamment celle des fonds de pension et des compagnies d'assurance, détentrices de ressources à long terme, à participer davantage au financement du développement industriel ", a-t-il proposé.**media[288161]**La commissaire au développement économique, au commerce, au tourisme, à l'industrie et aux ressources minérales à la Commission de l'Ua, Francisca Tatchouop Belobe, a exprimé sa gratitude au Président de la République, Alassane Ouattara, au gouvernement ainsi qu'au peuple ivoirien, pour leur hospitalité." Nous nous réunissons dans un contexte marqué de profondes incertitudes économiques et géopolitiques. Les perturbations des chaînes de valeur d'approvisionnement ainsi que la hausse des prix de l'énergie, des engrais et du fret continuent de peser sur nos économies, d'alimenter l'inflation et de réduire les marges budgétaires de nos Etats. Notre continent, malgré tout cela demeure résilient. Mais cette résilience ne suffira pas sans une transformation structurelle profonde ", a-t-elle averti, soulignant que la part de l'Afrique dans les exportations de produits manufacturiers demeure insignifiante." Notre ambition est claire : transformer nos ressources en industries locales, en emplois productifs, en communauté prospère et une part croissante de la valeur conservée dans nos économies africaines ", dit-elle.Le ministre du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat, Ibrahim Kalil Konaté, a indiqué que l'Afrique n'a plus d'autre choix que de s'engager sur la voie de l'industrialisation. Elle dispose d'atouts exceptionnels, d'importantes réserves de minerais stratégiques, une jeunesse dynamique et un marché continental unifié de plus de 400 milliards de consommateurs." Nous devons intensifier nos effets en faveur d'une industrialisation en tant que principal levier de création de valeur ajoutée et de diversification de nos économies. Cette ambition ne pourra se concrétiser sans des mécanismes de financement adaptés ", a déclaré Ibrahim Kalil Konaté.
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